Coronavirus : Un chirurgien-dentiste parisien revendait des masques, 28 000 ont été saisis par les policiers


Illustration © Actu17

Un simple contrôle des attestations de déplacement dérogatoire a permis aux policiers de découvrir un important trafic de masques dirigé par un chirurgien-dentiste.

Dans la soirée de mercredi dernier, un équipage de police a procédé au contrôle d’une camionnette qui circulait dans une rue du XVIe arrondissement de Paris. Les fonctionnaires ont constaté la présence de plusieurs cartons contenant des masques et des gants à l’arrière du véhicule, rapporte Le Parisien.

Interrogé sur l’origine et la destination de ce chargement, le conducteur aurait expliqué qu’il devait livrer une clinique en matériel de protection. Il a toutefois été dans l’incapacité de fournir une quelconque attestation ou bon de commande.

Il dénonce le chirurgien-dentiste présent à côté de lui

Les questions des policiers se sont faites plus insistantes et le jeune homme a fini par expliquer qu’il ignorait le contenu des cartons et qu’il travaillait au noir pour son passager… un chirurgien-dentiste parisien.

Ce dernier, âgé d’une soixantaine d’années, a été convoqué par les policiers à se rendre au commissariat du XVIème arrondissement le lendemain. C’est à ce moment-là qu’il a été placé en garde à vue.


28 600 masques FFP2 et chirurgicaux

Des perquisitions ont été menées dans les cabinets et au domicile du praticien à Paris et dans les Hauts-de-Seine. Les enquêteurs ont saisi pas moins de 28 600 masques FFP2 et chirurgicaux. Questionné sur son présumé trafic, le chirurgien-dentiste a avoué qu’il vendait des masques de manière clandestine.

Au terme de sa garde à vue, le praticien devait faire l’objet d’une comparution immédiate. Il a été placé sous contrôle judiciaire et remis en liberté. Le prévenu comparaîtra ultérieurement pour trafic de masques de protection respiratoire et travail dissimulé pour avoir embauché un chauffeur-livreur au noir.

Le matériel saisi et remis aux services de l’Etat

Le praticien aurait tenté de justifier son trafic en minimisant le faits, arguant que les masques provenaient d’anciens stocks et étaient soi-disant « périmés ». Il devra convaincre la justice lors de son procès. En attendant, l’intégralité de la marchandise a été saisie pour être remise « aux services de l’Etat ».