Coronavirus : Un détenu de la maison d’arrêt de Nanterre testé positif a été évacué, 5 autres confinés


Illustration. (PHOTOPQR/LA VOIX DU NORD/MAXPPP)

Un détenu de la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine) a été évacué de l’établissement vendredi. Dépisté positif au coronavirus, il a été transféré à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne).


La directrice de la maison d’arrêt de Nanterre, Anne Drouche, a confirmé qu’un détenu atteint par le Covid-19 avait quitté son établissement – qui compte environ 1 000 détenus pour moins de 600 places – pour rejoindre celui de Fresnes, rapporte Le Parisien.

Ce dernier a été en contact avec deux codétenus dans une cellule et trois dans une autre. Ce sont ces cinq prisonniers qui sont désormais confinés. Ils ne présentent pas de symptômes, d’après la direction, et sont suivis par une équipe médicale.

Quid des surveillants pénitentiaires ?

La direction a effectivement pris des mesures pour surveiller les détenus susceptibles d’avoir contracté le coronavirus, mais les surveillants pénitentiaires qui ont été en contact direct avec eux s’interrogent.

« C’est le problème. Il n’y a pas de protocole pour les agents qui auraient été en contact avec eux », souligne Frédéric Lesport, délégué du syndicat FO-pénitentiaire à Nanterre auprès du quotidien francilien. S’il reproche à l’administration de ne pas s’attarder sur les cas possibles de contamination entre détenus et personnels, le syndicaliste assure que « la situation est sous contrôle » dans l’établissement, car le malade a été transféré en unité adaptée.


La situation est tendue derrière les hauts murs

Le week-end dernier, de nombreuses mutineries ont éclaté à travers tout le territoire, signe d’une tension grandissante dans les prison françaises. La suppression des parloirs, des activités et le climat pour le moins anxiogène en cette période de pandémie ne sont pas étrangers à cet état de fait.

Entre cinquante et cent détenus de la maison d’arrêt de Nanterre devraient d’ailleurs retrouver la liberté dans les prochains jours, selon les directives de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. 5 000 détenus en fin de peine vont suivre le même chemin, dans le but annoncé de désengorger les prisons.