Coronavirus : Une troisième vague en France ? «Il y a de fortes chances» prévient une infectiologue


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Plusieurs médecins estiment possible qu’une troisième vague de coronavirus touche la France en début d’année prochaine.

La France n’en a pas fini avec la Covid-19 selon plusieurs praticiens. Invitée sur BFMTV ce lundi matin, l’infectiologue Odile Launay a estimé qu’il y a « de fortes chances d’avoir une 3ème vague » de coronavirus et que le vaccin « ne risque pas de l’empêcher ». « Cela dépend de la façon dont les Français vont respecter les consignes qui leur sont données, à savoir ne pas se retrouver trop nombreux et respecter les gestes barrières lors des fêtes de fin d’année », affirme-t-elle.

« Cela peut arriver à n’importe quel moment, dès lors que l’on se relâche trop », prévient de son côté Simon Cauchemez, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, interrogé par Le Parisien. « Puisqu’une troisième vague est possible, il faut tout faire pour la contrer ».

Les regards sont actuellement tournés vers les États-Unis qui enregistrent une importante troisième vague. 230 000 nouveaux cas ont été dépistés dans le pays en 24 heures ce samedi. Un record, une semaine après la grande fête de Thanksgiving durant laquelle des millions d’Américains ont voyagé pour retrouver leurs proches.

La période des fêtes de fin d’année pourrait donc se révéler cruciale pour la suite de l’épidémie et ce, malgré l’arrivée d’un vaccin en France. « Ce sont les rassemblements familiaux et entre amis pour les fêtes qui sont les plus délicats, car il y aura sans doute une diminution de la tolérance au respect des gestes barrière », s’inquiète Agathe Raynaud-Simon, cheffe du service de gériatrie à l’hôpital Bichat à Paris (XVIIIe), au journal francilien.

La barre des 5000 cas par jour n’est pas encore atteinte

Autre inquiétude : le nombre de cas détectés en France qui pourrait ne pas être sous la barre des 5000 au 15 décembre, date où le pays doit enclencher son déconfinement. Il s’agit du seuil fixé par le président de la République Emmanuel Macron pour poursuivre vers cette nouvelle étape, dans laquelle un couvre-feu serait instauré la nuit. « Ces derniers jours, on voit un ralentissement de la baisse de l’épidémie, au niveau des hospitalisations et du nombre de nouveaux cas quotidiens. S’il se confirme, nous n’aurons pas passé le seuil des 5000 à la mi-décembre », prévient Simon Cauchemez.

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La semaine dernière, le nombre de nouveaux cas dépistés en 24 heures a varié entre 4005 et 14 064, avec une moyenne de 10 500. C’est deux fois plus que que le seuil requis donc. Reste à savoir ce que l’exécutif choisira de faire si ce cas de figure se présente dans 8 jours.