🇫🇷 Corps décapité et démembré près de Rouen : 4 femmes mises en examen.

par Y.C.
Illustration Actu17 ©

La victime, un homme de 45 ans sans domicile fixe, a rapidement été identifié. L’enquête a progressé très vite et a permis d’identifier quatre suspectes, dont la petite amie de la victime. Elles ont toutes les quatre été mises en examen.

La macabre découverte a été réalisée dimanche dernier sur les bords de la Seine, chemin du Halage à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). La brigade fluviale de la gendarmerie de Rouen a découvert le corps d’un homme décapité. Ses mains avaient été coupées, tout comme ses pieds. Le corps était recouvert de cellophane.

Puis, mercredi 7 novembre, d’autres morceaux du corps ont été découverts, cette fois en bordure de l’Eure à Pont-de-l’Arche, au sud de Rouen. Dès jeudi, les policiers du service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Rouen en charge de l’enquête, ont interpellé quatre femmes au Petit-Quevilly et à Saint-Étienne-du-Rouvray raconte Paris-Normandie. Parmi elles, la petite amie de la victime, deux de ses amies, ainsi que sa mère.

Les quatre femmes mises en examen

La compagne de la victime a été mise en examen pour « assassinat » et « atteinte à l’intégrité du cadavre », tout comme l’une de ses amies. La seconde amie, ainsi que la mère de la compagne ont été quant à elles mises en examen pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité d’une personne », a indiqué le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache.

Âgée d’une soixantaine d’années, la mère a été placée sous contrôle judiciaire. Les trois autres suspectes ont été présentées devant le juge des libertés et de la détention ce vendredi soir. La petite amie de la victime et son amie mises en examen notamment pour « assassinat », devraient être placées en détention provisoire.

Un acte prémédité

L’assassinat aurait été planifié plusieurs jours avant le passage à l’acte et se serait déroulé au domicile de l’une des mises en cause. L’autopsie a confirmé la mort de la victime la veille de la découverte du corps.

Les morceaux du corps auraient ensuite été disséminés à différents endroits de la Seine. La tête de la victime n’a par ailleurs toujours pas été retrouvée.

Les motivations des quatre suspectes restent à déterminer, tout comme les raisons d’un tel acharnement. La victime était en voie de marginalisation et vivait chez sa petite amie. L’homme était connu des services de la justice pour des faits de vols et d’outrage notamment.