🇫🇷 Corse : Menacée, une enquêtrice de la Police Judiciaire a été placée sous protection policière.

par Y.C.
Les frères jumeaux Pantalacci, suspectés de la tentative de triple homicide.

Cette mesure de protection est extrêmement rare pour un policier en exercice.

C’est dans le cadre du procès « Manunta » que la policière a dû être placée sous protection. L’affaire de meurtre qui met en cause les frères jumeaux Marc et Dume Pantalacci remonte au 8 novembre 2011. Ils comparaissaient devant le tribunal le 12 juin pour avoir attaqué la famille Manunta à la Kalachnikov, à la chevrotine et au pistolet automatique. Ils sont soupçonnés d’avoir tué le père, et très grièvement blessé la mère et leur fille de 10 ans.

La directrice d’enquête menacée

L’audience du 12 juin dernier a viré au fiasco. Le procès a été reporté à cause de l’absence de la directrice d’enquête en voyage à l’étranger. La défense a accusé la Police Judiciaire d’être trop proche de la famille des victimes.

Le 14 juin, soit deux jours après le report d’audience, l’enquêtrice avait été abordée sur la voie publique et prise en photo devant le commissariat d’Ajaccio par l’un des jumeaux Pantalacci, accusés de ce crime. S’en était suivie une altercation verbale.

Le soutien de sa hiérarchie

La directrice d’enquête est accusée par la défense d’avoir « influencé » la fille du couple Manunta, âgée de 10 ans au moment des faits, lors de son audition après la fusillade.

Dans un communiqué, le commissaire Christian Sivy, directeur de la DRPJ de Corse, a fustigé le fait que l’enquêtrice « [ait] fait l’objet, à nouveau, de graves allégations » de la part de la défense, ajoutant que « Cette stratégie visant à discréditer cet enquêteur et à remettre en cause son honneur, sa probité et son engagement au service de la justice est inacceptable ». Le directeur de la Police Judiciaire corse a ajouté : qu’ « en raison d’un séjour prévu à l’étranger de longue date, ce policier ne regagnait Ajaccio que dans l’après-midi du jeudi 14 juin. Le procès ayant été finalement définitivement reporté le 12 juin, il ne pouvait être entendu par la cour d’assises. Il a ajouté : « disposant de toute la confiance de sa hiérarchie et résolument engagé dans la lutte contre la délinquance et la criminalité organisée insulaire, cet officier, courageux et déterminé, ne s’est jamais soustrait à ses devoirs et obligations vis-à-vis de la cour d’assises », rapporte Corse-Matin.

Actu17.