Côtes-d’Armor : Un commando allait s’emparer de 800 000€ de marchandises, les policiers arrivent à temps


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Cinq malfaiteurs dont l’action a été commanditée depuis la Seine-Saint-Denis allaient frapper fort, lors d’un casse dans les Côtes-d’Armor. C’était sans compter la réactivité des policiers locaux qui les ont mis en échec.

Les policiers de Lannion (Côtes-d’Armor) ont été alertés dimanche vers 4 heures du matin, par le gérant d’un entrepôt qui venait de recevoir une notification de son alarme, relate Ouest-France. D’après les images de la vidéosurveillance qu’il pouvait consulter sur son téléphone, plusieurs individus avaient jeté leur dévolu sur le contenu de son dépôt : près de 800 000 euros de marchandises dont des smartphones.

Le requérant pouvait voir les voleurs, bien renseignés et équipés d’un camion, qui tentaient de pénétrer à l’intérieur. Lorsqu’il a composé le 17, il est tombé sur les gendarmes, qui ont transféré l’appel vers les policiers territorialement compétents sur le secteur de Lannion.

Les malfrats mis en fuite

Immédiatement, un équipage a convergé vers les lieux. Lorsqu’ils ont vu les policiers, les cinq malfaiteurs ont pris la fuite à bord d’un ou deux véhicules. Trop rapidement pour les fonctionnaires, qui ont toutefois fait preuve d’une vigilance particulière durant la nuit. Et cela a fini par payer.

Quelques heures plus tard, les policiers ont repéré un homme qui marchait le long d’une route bordant un bois. Il a été interpellé. Cet individu aurait tenté de revenir sur les lieux du casse avorté, pour récupérer le camion et effacer les traces du commando, a indiqué le parquet.


Un suspect interpellé

Lors de ses auditions en garde à vue, le suspect a affirmé qu’il avait été abandonné sur place par ses comparses. Par ailleurs, cet homme a livré une fausse identité aux enquêteurs. Il a été trahi par ses empreintes, lorsqu’elles ont été comparées à la base de données du Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED).

Il y était déjà enregistré pour d’autres faits antérieurs, notamment le vol à main armée d’une supérette qui lui a coûté 6 ans de prison. Le mis en cause avait été libéré en mars dernier, au tout début du confinement lié à la crise sanitaire du Covid-19.

Mis en examen et écroué

Au terme de sa garde à vue, une information judiciaire a été ouverte et il a été mis en examen pour le crime de « tentative de vol en bande organisée », puis placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc. Le suspect encourt jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.

Face aux enquêteurs, ce trentenaire originaire d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a reconnu son implication dans ce casse avorté, assurant avoir été payé 1 000 euros pour conduire le camion jusqu’à Lannion. Il n’a rien dit permettant d’identifier ses complices. Les quatre individus sont activement recherchés.