🇫🇷 La Cour des Comptes publie un rapport accablant sur la sécurité privée.

par Y.C.
Illustration Actu17 ©

Les magistrats de la Cour des Comptes épinglent tout un secteur professionnel : celui de la sécurité privée.

Rendu public ce mercredi, le rapport de la Cour des Comptes met en avant le manque de rigueur du recrutement et le défaut d’intégrité de bon nombre d’agents de sécurité issus de certaines entreprises privées.

Des lacunes dans le recrutement et le contrôle

Le rapport pointe les faiblesses persistantes du secteur et appelle à un renforcement du pilotage de l’État. D’après les magistrats, les instances chargées de veiller au bon fonctionnement des structures privées produisent un contrôle trop peu rigoureux de la moralité et de l’aptitude professionnelle.

Le CNAPS trop laxiste ?

Malgré les prérogatives d’enquête confiées au Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), tant en 2012 qu’en 2015, 92,7% des demandes de titres professionnels ont obtenu un avis favorable.
Concernant les aptitudes, la Cour des Comptes a analysé que les conditions d’entrée dans la profession s’inscrivaient plus dans une démarche d’aide au retour à l’emploi, que dans une logique d’exigence de moralité et de professionnalisme.

Moraliser la profession

La Cour considère qu’il est aujourd’hui de la responsabilité du CNAPS d’élaborer et de porter une doctrine claire de la moralité des agents.

Des cas particuliers d’agents de sécurité privée armés

Les agents de la Sûreté ferroviaire (SNCF) et du Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (RATP) sont quant à eux soumis, et leurs activités encadrées, très strictement par le Code des Transports. Celui-ci impose aux agents un code de déontologie depuis novembre 2016.

Leur port d’arme, qui doit être renouvelé tous les cinq ans en Préfecture, permet régulièrement un passage au crible de tout le personnel.

Actu17.