Covid-19 : La vaccination pourrait débuter «dès la dernière semaine de décembre» indique Jean Castex


Jean Castex en déplacement à Montpellier le 11 août 2020. (photo Twitter/@JeanCastex)

La lutte contre le coronavirus se poursuit. Le Premier ministre Jean Castex a présenté ce mercredi le plan de vaccination à l’Assemblée nationale.


« La deuxième vague est d’une violence redoutable » a d’abord estimé Jean Castex. « Ce virus continue à progresser, à faire des victimes, selon des règles qui continuent à échapper à la pleine compréhension des scientifiques ». « Nous avons atteint depuis une dizaine de jours un plateau ne nous garantissant pas un contrôle de l’épidémie. Nous comptons une personne hospitalisée toutes les minutes et une personne en réanimation toutes les 7 minutes », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a évoqué le chiffre de « 200 millions de doses » pour vacciner « 100 millions de personnes ». « La première des mesures que nous avons prise a été la sécurisation de l’approvisionnement des vaccins. La France a pris l’initiative d’une task force européenne de façon à peser plus fort dans les négociations », a-t-il détaillé. « Cette task force nous a permis d’obtenir 200 millions de doses permettant de vacciner 100 millions de personnes. Nous serons livrés au fur et à mesure des autorisations de mise sur le marché des vaccins ».

En outre, le Premier ministre a indiqué qu’après l’autorisation de mise sur le marché officialisée par l’Agence européenne du médicament le 21 décembre au plus tard, la Haute autorité de santé (HAS) devra elle aussi donner son feu vert. A part de là, la campagne vaccinale pourrait démarrer « dès la dernière semaine de décembre ».

Une vaccination plus large « à la fin du printemps »

Les personnes vulnérables seront les premières vaccinées, ainsi que le personnel de santé. Le reste de la population pourra ensuite recevoir le vaccin « à la fin du printemps ». « Nous élargirons les populations vaccinées au fur et à mesure des approvisionnements, en commençant par les 14 millions de personnes présentant un facteur de risque lié à l’âge ou une pathologie chronique et ainsi que par certains professionnels de santé », a expliqué Jean Castex devant les députés.

Deux injections seront nécessaires pour être vacciné : un délai de 21 jours entre le 1er vaccin et le rappel devra être respecté. La vaccination ne sera pas obligatoire et il sera possible de la faire par un médecin « près de chez soi ».

Un nouveau système d’accompagnement dès janvier

« Tant que nous n’aurons pas atteint un niveau d’épidémie suffisant », il sera nécessaire d’appliquer « les différentes mesures préventives, ainsi que la stratégie ‘Tester-Alerter-Protéger’ », a-t-il poursuivi.

Jean Castex a également annoncé qu’« à partir de janvier », « chaque personne positive se fera proposer une visite par une équipe soignante et un accompagnement social ». Il s’agit d’« un investissement important qui mobilisera plus de 1500 infirmiers libéraux et 3000 accompagnateurs sociaux par jour ».