🇫🇷 #Creuse Repoussés et gazés par les CRS, des maires qui souhaitaient voir E. Macron retirent son portrait.

Un maire retourne le portrait d’Emmanuel Macron. D.R.

Le Président de la République avait refusé de rencontrer les élus en marge d’une visite officielle à Egletons (Corrèze).

● Mercredi 4 octobre, les forces de l’ordre se sont opposées aux élus locaux et salariés de l’équipementier automobile creusois GM&S, en Corrèze. Le chef de l’État avait refusé de les rencontrer en marge de sa visite officielle consacrée à la formation et à l’apprentissage.

Les élus, repoussés et gazés par les effectifs policiers du maintien de l’ordre ne s’en sont pas remis. Au micro d’RMC, un élu raconte : « Un groupe de CRS avait la consigne stricte de ne laisser passer personne. Ça a tourné au vinaigre. Tous gazés. Je dois avouer que c’est une première pour moi… Jamais je n’avais été traité de cette manière-là. Avec nos écharpes, et nos cheveux blancs. C’était une violence. Ça a été très très dur. On venait pas du tout pour mettre le bordel. Au contraire. C’était un cri d’alarme, plus qu’autre chose. »

Emmanuel Macron avait fait polémique en reprochant à « certains » de « foutre le bordel » au lieu de chercher un emploi.

● Deux jours plus tard, c’est une centaine d’élus qui se sont retrouvés dans la commune de Guéret (Creuse) pour discuter d’actions à mettre en place pour faire entendre leur mécontentement. Ils ont alors pensé à retourner les portraits du chef de l’État dans leurs mairies : « Puisqu’il ne veut pas nous voir, nous non plus ! » explique l’élu.

● En plus de défendre les salariés de l’entreprise GM&S, les maires avaient pour revendications : « la baisse des dotations globales de fonctionnement, l’arrêt des emplois aidés, des subventions asséchées, la taxe d’habitation annulée… Et sans voir où, dans le budget, cela allait être compensé. ».

Actu17.