Déclaré mort puis réanimé à l’hôpital, un détenu estime avoir purgé sa perpétuité et réclame sa libération


Benjamin Schreiber a réclamé sa libération après avoir été réanimé à l'hôpital. (photo pixabay/Iowa State Penitentiary)

Tombé inconscient après une septicémie puis réanimé de justesse à l’hôpital, un détenu a affirmé qu’il avait effectué sa peine de prison à perpétuité et a réclamé sa libération. La Cour d’appel de l’Iowa (États-Unis) ne l’a pas entendu de la même oreille.

Un détenu a tenté le tout pour le tout. Benjamin Schreiber a été condamné dans l’Iowa pour homicide volontaire avec préméditation, à une peine de prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle, en 1997.

Une vingtaine d’années plus tard, en 2015, l’homme a développé des caillots sanguins qui lui ont causé une septicémie. Gravement malade, le détenu est tombé inconscient et son cœur s’est arrêté. Il a été conduit d’urgence à l’hôpital où les médecins ont tenté de le réanimer à cinq reprises. Et ils ont finalement réussi.

« Schreiber est soit vivant, auquel cas il doit rester en prison, soit mort, auquel cas cet appel est sans objet »

Le miraculé a alors décidé en 2018, de faire appel de la décision de la justice de le garder derrière les barreaux, estimant qu’il était décédé et que sa peine de prison à perpétuité n’était donc plus valable. Une requête qui a été étudiée ce mercredi par la cour d’appel de l’Iowa raconte le Washington Post.

« Schreiber est soit vivant, auquel cas il doit rester en prison, soit mort, auquel cas cet appel est sans objet », a écrit la juge Amanda Potterfield dans sa décision. La demande de ce détenu de 66 ans a donc été rejetée. « Nous ne croyons pas que le législateur ait voulu que cette disposition (…) libère les accusés criminels chaque fois que des procédures médicales pendant leur incarcération mènent à leur réanimation par des professionnels de la santé », peut-on également lire dans la décision.


Benjamin Schreiber va donc rester en prison jusqu’à sa (véritable) mort. Le détenu a toutefois la possibilité de faire encore appel à un tribunal supérieur.