Des armes à feu, des munitions et 20 gilets pare-balles siglés «Police» découverts dans un box près de Lyon


Illustration. (© PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP)

C’est le résultat d’une longue enquête des gendarmes de la section de recherches (SR) de Lyon, débutée il y a an. Des armes et des gilets pare-balles ont été découverts dans un box à Tassin-la-Demi-Lune près de Lyon (Rhône). Trois suspects ont été interpellés.


« Un arsenal de grande criminalité ». C’est ainsi que le parquet a qualifié cette inquiétante découverte des gendarmes de la section de recherches de Lyon, réalisée en début de semaine.

Dans ce box de Tassin-la-Demi-Lune, une commune de la métropole de Lyon, les forces de l’ordre ont saisi trois pistolets de calibre 9mm, un fusil à pompe, un chargeur de kalachnikov, des munitions mais également 20 gilets pare-balles siglés « Police » décrit Le Progrès.

80 000 euros en numéraire

Les enquêteurs ont ensuite interpellé au cours d’une opération dans la nuit de lundi à mardi, un homme dans un appartement du 8ème arrondissement de Lyon, dans le quartier des États-Unis.

Le suspect âgé d’une quarantaine d’années est bien connu de la justice. Sa dernière condamnation remonte à 2007, il n’avait plus remis les pieds dans un tribunal depuis. Lors des perquisitions, les gendarmes ont découvert trois voitures volées qui se trouvaient dans des box lui appartenant : l’un à Tassin-la-Demi-Lune, les deux autres à Albigny et à Fontaines-sur-Saône explique le quotidien. De plus, les gendarmes ont découvert la somme de 80 000 euros en numéraire dans l’appartement d’une tierce personne.


Au cours de sa garde à vue, le mis en cause a nié avoir volé les 20 gilets pare-balles, expliquant avoir seulement eu un rôle d’intermédiaire et avoir prêté son box. L’homme a été mis en examen ce vendredi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit et pour trafic d’armes et vols de véhicules. Il a été placé en détention provisoire.

Deux autres individus mis en examen

Deux autres suspects ont été interpellés dans cette affaire ce mardi. Ils ont été mis en examen pour association de malfaiteurs, l’un ayant été placé en détention provisoire.

L’enquête se poursuit et va devoir déterminer ce que les mis en cause avaient prévu de faire de ce matériel entreposé mais aussi comment ils se le sont procurés.