🇫🇷 #DeuxSèvres Il arrache une plante et découvre un squelette d’enfant.

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Il tire sur une plante pour l’arracher et se retrouve avec un os à la main. Il fouille et trouve des restes humains, vraisemblablement d’un enfant explique La Nouvelle République.

Samedi après-midi, un jeune couple de Germond-Rouvre a découvert des ossements devant sa maison. Il s’agirait d’un enfant. Les gendarmes enquêtent.

Ce n’est quand même pas tous les jours qu’on découvre des ossements humains chez soi. C’est pourtant l’aventure qu’ont vécu samedi ces habitants de la rue du Logis, à Rouvre.

« Il était 16 h passées, raconte Muriel. Je suis allée relever le courrier… et juste derrière la boîte à lettres, j’ai vu une plante bizarre. » A cet endroit, le talus récemment creusé, notamment pour la pose du compteur électrique, et lessivé par les fortes pluies de ces derniers jours, laissait apparaître un flanc de terre nue.

« J’ai tiré sur la plante pour l’arracher. Et je me suis retrouvée avec des os. Ça faisait comme des côtes. Des petites côtes. » Aussitôt, Muriel a alerté son compagnon, Ludovic. Qui a d’abord relativisé la découverte, imaginant un animal. Mais il s’est vite ravisé…

«  Ah non, ça, c’est pas un veau !  »

« Pour vérifier, raconte Ludovic, j’ai un peu gratté pour sortir d’autres os… On a vu apparaître quelque chose qui ressemblait au haut d’un crâne… Et quand j’ai vu une mâchoire et des molaires, je me suis dit «  Ah non, ça, c’est pas un veau ou un mouton !  »…»

Ludovic a immédiatement alerté les gendarmes. Entre temps est passée par hasard une avocate du barreau de Niort, habitante du hameau. Elle était accompagnée de sa mère qui, dentiste à la retraite, a analysé le morceau de mâchoire, l’attribuant rapidement à un enfant de 6 à 10 ans. Une première estimation corroborée quelques minutes plus tard, quand les agents de l’identification criminelle ont dégagé d’autres membres.

Le technicien a exhumé, entre autres, un os long de vingt-cinq à trente centimètres. Peut-être un humérus ou un fémur. En tout cas, un os évoquant un humain de petite taille, élément d’un ensemble très fragilisé : « Le gendarme était super délicat, mais quand il a tiré un peu, le crâne s’est cassé en morceaux ».

Rassemblés, les fragments du cadavre très incomplet tenaient sur un torchon. Placés dans des enveloppes sous scellés, ils vont être analysés par les techniciens de l’IRCGN, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie basé à Rosny-sous-Bois.

Leur premier objectif sera de dater ces ossements (pour estimer à quand remonte la mort) et déterminer l’âge du squelette. En même temps, ils chercheront d’éventuelles traces qui leur permettraient d’expliquer le décès.

Découverte similaire

Reconstituer l’histoire de ce squelette relèvera surtout de l’enquête que les gendarmes ont démarrée dès samedi à Rouvre. Aboutira-t-elle ? L’affaire, en tout cas, a peu ému le maire de Germond-Rouvre : « On avait fait une découverte similaire pas très loin, il y a quelques années, après qu’un habitant avait entrepris de décaisser son terrain, se souvient Gérard Epoulet. On avait découvert des restes de corps alignés. Déjà, à l’époque, on avait envoyé les os à l’institut criminel. Les scientifiques avaient établi que ça remontait à l’an 1000 ! ».

Cette dépouille découverte samedi est-elle aussi ancienne ? Ludovic et Muriel espèrent que les enquêteurs leur feront connaître leurs conclusions. « En tout cas, souffle le jeune propriétaire, moi, ça m’intéresserait. Et je ne suis peut-être pas le seul : on peut imaginer qu’il y a des gens qui, eux aussi, voudront savoir. »

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