Dijon : Un policier sérieusement blessé par un chauffard ivre et sans permis qui refusait de s’arrêter


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Le chauffard a pu être interpellé, il a terminé la nuit en cellule de dégrisement et a été placé en garde à vue.

Un policier a été sérieusement blessé dans la nuit de vendredi à samedi à Dijon (Côte-d’Or) par un chauffard qui refusé d’obtempérer. C’est un équipage de gendarmerie de Pouilly-en-Auxois qui a sollicité les policiers vers minuit explique le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais, sur Twitter.

Le conducteur d’un véhicule venait de refuser de se soumettre à un contrôle « suite à de nombreuses infractions au code de la route ». Les gendarmes ont tenté d’intercepter le chauffard qui conduisait sans permis de conduire, sur l’avenue de Stalingrad. Ce dernier a fait demi-tour et a percuté un véhicule de police. Les forces de l’ordre sont malgré tout parvenues à rattraper le fuyard « pour le faire ralentir ». La voiture des policiers s’est placée devant, tandis que les gendarmes se sont positionnés à l’arrière.

Le mis en cause a heurté le véhicule de police par l’arrière et s’est stoppé. Policiers et gendarmes en ont profité pour tenter d’interpeller le chauffard mais l’homme ne s’est pas laissé faire. Bien au contraire, il a redémarré et a percuté l’un des policiers alors qu’une gendarme tentait de couper le contact de son véhicule, puis a effectué une marche arrière. La militaire a été « entraînée » sur quelques mètres.

10 jours d’ITT pour le policier

Le chauffard a ensuite percuté de nouveau ce même policier, cette fois au niveau de la main. Il a finalement été interpellé. Le mis en cause était ivre et a été placé en garde à vue différée puis en cellule de dégrisement pour le reste de la nuit.


Le procureur de la République a rendu « hommage au courage et au sang froid des policiers et des gendarmes ».

La préfecture Bourgogne-Franche-Comté a également réagi à cette affaire sur Twitter en indiquant que le policier blessé s’était vu attribuer 10 jours d’Incapacité totale de travail (ITT). « Le préfet Fabien Sudry assure le policier blessé de son indéfectible soutien et condamne ces actes de violence », est-il précisé.

Les refus d’obtempérer sont très fréquents

Les forces de l’ordre sont confrontées à deux refus d’obtempérer chaque heure en France selon un récent bilan officiel qui fait état de 24 000 faits de ce type en un an. Dans la nuit du 5 au 6 août dernier, un policier du Mans (Sarthe) qui tentait de récupérer les clefs de contact d’un conducteur ivre, a été tué. L’homme venait de redémarrer, percutant violemment un mur.

Le 4 juillet dernier, la gendarme Mélanie Lemée a été mortellement percutée par un chauffard qui refusait le contrôle, à Port-Sainte-Marie, près d’Agen (Lot-et-Garonne).