🇫🇷 Disparition de Sophie Le Tan : Jean-Marc Reiser reconnait finalement avoir rencontré la jeune femme.

par Y.C.
Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre. (photo Facebook)

Accusé d’avoir tué la jeune Sophie Le Tan, le suspect Jean-Marc Reiser a changé de version et explique maintenant qu’il a rencontré la jeune femme le jour de sa disparition.

Jean-Marc Reiser a été entendu par un juge d’instruction ce vendredi après-midi. Le suspect a de nouveau affirmé qu’il n’était pas responsable de la disparition de Sophie Le Tan, cette jeune femme de 20 ans, introuvable depuis le 7 septembre dernier.

Mais le mis en cause a cette fois donné une version différente, un récit en contradiction avec ses premières déclarations où il niait toute implication.

Jean-Marc Reiser explique avoir soigné la jeune femme chez lui

Le suspect a déclaré qu’il connaissait Sophie Le Tan et qu’il l’avait déjà croisée à la faculté, mais également le jour de sa disparition révèle BFMTV. Jean-Marc Reiser a aussi expliqué aux enquêteurs qu’il avait soigné Sophie Le Tan étant donné que cette dernière s’était blessée sérieusement à la main. L’homme a ajouté que la jeune femme était bien montée chez lui, qu’il l’avait soignée et qu’elle était repartie.

Son avocat a estimé qu’il s’agissait d’une « version cohérente ». Pour justifier sa précédente version, Jean-Marc Reiser a expliqué qu’il avait peur que les enquêteurs le soupçonnent, au vu de son passé criminel.

Car le suspect a déjà été condamné par la justice a plusieurs reprises, notamment pour le viol d’une auto-stoppeuse allemande en 1995 ainsi que pour des viols sur sa maîtresse en 1996. Jean-Marc Reiser avait écopé d’une peine de 15 ans de réclusion par la cour d’assises du Doubs, une peine confirmée en 2002.

Les enquêteurs disposent de plusieurs éléments mettant en cause le suspect

Dans ses premières déclarations, Jean-Marc Reiser avait expliqué qu’il ne connaissait pas Sophie Le Tan. Le 7 septembre, la jeune femme s’était rendue à un rendez-vous suite à une annonce immobilière concernant un appartement. Les enquêteurs ont vite fait le lien avec Jean-Marc Reiser puisque le numéro de téléphone sur l’annonce, venant d’une ligne prépayée, les a mené au suspect après un travail de téléphonie.

L’homme avait été interpellé le samedi 15 septembre, avant d’être mis en examen pour « assassinat, enlèvement et séquestration ».

Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir passé une fausse annonce immobilière pour attirer sa proie chez lui. Sophie Le Tan s’était présentée seule au rendez-vous, contrairement aux deux autres femmes qui étaient venues les jours précédents, accompagnées, et qui n’avaient trouvé personne.

Une trace de sang appartenant à Sophie Le Tan

Lors de la perquisition au domicile de Jean-Marc Reiser à Schiltigheim, les policiers ont découvert une trace de sang dans sa baignoire. Un logement qui avait par ailleurs été nettoyé « en profondeur » et « très récemment » selon le procureur de la République.

Après analyse, l’ADN de cette trace de sang a été attribué à Sophie Le Tan. Un élément qui pourrait être à l’origine de la nouvelle version des faits de Jean-Marc Reiser.

Une seconde trace de sang avait été découverte, celle d’une autre étudiante. Les enquêteurs ont retrouvé la trace de cette dernière dans son pays d’origine au Nigeria où elle vit désormais.

Pour l’heure, Sophie Le Tan n’a pas été retrouvée. Jean-Marc Reiser reste quant à lui derrière les barreaux.

Actu17.