🇫🇷 Disparition de Sophie Le Tan : un second ADN féminin découvert chez le suspect.

par Y.C.
Sophie Le Tan reste introuvable depuis le 7 septembre dernier. (DR)

Jean-Marc Reiser a été mis en examen pour « enlèvement, séquestration et assassinat » après la disparition de Sophie Le Tan depuis le 7 septembre dernier, et a été écroué ce lundi. Un deuxième ADN féminin a été découvert dans l’appartement du suspect, sans que les enquêteurs ne sachent pour l’heure à qui il appartient.

Sophie Le Tan n’a toujours pas été retrouvée. Des traces de sang lui appartenant ont été découvertes dans l’appartement de Jean-Marc Reiser, qui avait été nettoyé de fond en comble. Les enquêteurs ont identifié le suspect après un travail de téléphonie. L’homme avait passé une annonce au sujet d’un appartement, à laquelle Sophie Le Tan a répondu.

Elle s’est présentée seule au rendez-vous et a depuis disparu. Jean-Marc Reiser avait utilisé un numéro de téléphone prépayé dans son annonce, ce qui n’a pas empêché les policiers de remonter jusqu’à lui.

Par ailleurs, deux autres jeunes femmes avaient répondu à cette annonce. L’une avait dû décommander sa venue, l’autre était venue accompagnée et n’avait trouvé personne une fois sur place. Les enquêteurs pensent que le suspect attendait de tomber sur une femme seule, observant ses futures proies arriver.

D’autres dossiers de disparition réexaminés

Après la découverte de ce second ADN, les enquêteurs ont le sentiment d’avoir à faire à un tueur de série explique BFMTV qui révèle cette nouvelle information.

La police judiciaire de Strasbourg travaille désormais avec l’OCRVP, l’office central pour la répression des violences aux personnes, chargé de regarder dans la région ou ailleurs tous les dossiers de disparition correspondant aux profils des victimes, des étudiantes.

Un suspect déjà condamné pour des viols

En 2001, le suspect avait été condamné à 15 ans de réclusion par la cour d’assises du Doubs pour le viol de l’auto-stoppeuse allemande en 1995 et pour des viols sur sa maîtresse en 1996. Une peine confirmée en 2002 par la cour d’assises d’appel du Bas-Rhin.

Toujours en 2001, Jean-Marc Reiser avait été aussi impliqué dans une autre affaire, celle de la disparition d’une représentante de commerce de 23 ans en 1987. Il sera finalement acquitté par la cour d’assises du Bas-Rhin.

La plus récente condamnation du mis en cause date de 2012 selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Le suspect a été condamné à quatre ans de prison dont deux ferme pour avoir fracturé le cabinet d’un vétérinaire.

Actu17.