🇫🇷 Disparu depuis un an, le gendarme Mathieu Caizergues considéré officiellement mort.

par Y.C.
Mathieu Caizergues, a été officiellement déclaré mort. DR

Mathieu Caizergues, un gendarme mobile de 24 ans, avait disparu soudainement dans des circonstances inconnues, alors qu’il effectuait une randonnée dans le cirque de Mafate, sur l’île de la Réunion. Le parquet de Saint-Denis le considère à présent comme officiellement décédé.

Le militaire rattaché à l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Saint-Amand-Montrond (Cher) était en mission sur l’île de la Réunion pour trois mois lorsqu’il a disparu.

L’annonce de l’officialisation de la mort du jeune gendarme a provoqué l’amertume de sa famille. Sa mère a appris la nouvelle dans la presse, sans avoir été directement avisée de cette décision du parquet.

« Je vous laisse imaginer le choc. On ne comprend pas pourquoi le procureur prend cette décision le jour de la date anniversaire de sa disparition. Il y a des personnes disparues pour qui on attend plus longtemps avant de les déclarer décédées. C’est la patate chaude qui dérange tout le monde là-bas et cela les arrange bien ! » explique Delphine Caizergues, la mère du gendarme, à France Bleu.

« C’est bien qu’ils ont quelque chose à se reprocher ! »

L’enquête semble être au point mort malgré les efforts des enquêteurs durant les douze derniers mois. Deux hommes avaient été placés en garde à vue, puis remis en liberté ; un gendarme et le mari d’une autre, que Mathieu devait rejoindre lors de sa randonnée, le 23 juin 2017.

A ce jour, aucune poursuite n’a été engagée à l’encontre de ces deux personnes. Une décision que ne convainc absolument pas la mère du militaire :

« On sait qu’ils ont menti et que cela a perturbé le travail de recherche des secouristes du PGHM qui ont été mal orientés dès le début des recherches. Ils ont fini en effet par reconnaître que, contrairement à ce qu’ils avaient déclaré, ils n’ont jamais attendu Mathieu pendant une heure et sont donc partis bien avant. C’est bien qu’ils ont quelque chose à se reprocher ! »

Des déclarations auxquelles le procureur de la République a répondu en précisant que ces derniers « pourraient être mis en examen si le juge d’instruction estime avoir assez d’éléments pour leur reprocher une non-assistance à personne en danger ou une autre infraction ».

Actu17.