Disparue de l’A26 : 34 ans après le meurtre de Christel Oudin, un homme de 66 ans mis en examen et écroué


Le corps sans vie de Christel Oudin avait été retrouvé en avril 1986. (DR)

34 ans après le meurtre de la jeune Christel Oudin, 13 ans, les gendarmes ont interpellé un suspect de 66 ans. Il a été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire.

Les gendarmes de la section de recherches d’Amiens (Somme) sont parvenus à identifier l’auteur présumé du meurtre de l’une des disparues de l’A26, Christel Oudin, une collégienne de 13 ans qui était scolarisée au collège-lycée Henri-Martin de Saint-Quentin (Aisne). Cette dernière a disparu le 17 novembre 1985 alors qu’elle venait de quitter le domicile de ses grands-parents pour aller voir un match de football.

Son corps ne sera retrouvé que plusieurs mois plus tard, le 16 avril 1986 à Anguilcourt-le-Sart (Aisne). Il se trouvait sur le chantier de l’autoroute A26 et a été découvert par un ouvrier.

Une enquête avait été ouverte mais faute d’éléments, elle avait fait l’objet d’un non-lieu en 1989 avant d’être fermée en 1995. Le dossier avait finalement été rouvert en juin 2012 à la demande de l’avocat de la famille. Ce sont les gendarmes qui se sont vu confier l’affaire et qui ont repris le dossier depuis le départ.

Des « indices concordants »

Un homme de 66 ans a finalement été interpellé et placé en garde à vue ce jeudi. Une interpellation rendue possible grâce à de nombreux « indices concordants » a indiqué le procureur de la République de Laon, Baptiste Porcher.


Le suspect qui « nie son implication », a été mis en examen pour « meurtre » avant d’être écroué. Ce dernier travaillait sur le chantier de l’A26 au moment des faits.

Une autre jeune fille avait disparu quelques mois avant

En 2017, le juge d’instruction avait ordonné la jonction du dossier avec celui du meurtre de Sophie Borca, une adolescente de 16 ans qui avait disparu en mai 1985. Son corps avait été retrouvé quelques semaines plus tard dans un bois à Homblières. Les deux jeunes filles étaient scolarisées dans le même lycée à Saint-Quentin. Dans cette affaire, l’information judiciaire avait abouti à un non-lieu en 2006.

Deux autres femmes avaient disparu à proximité en 1988, Marie-Thérèse Borde, 55 ans, et Ghislaine Charlier, la quarantaine. En 2016, le parquet avait indiqué qu’aucun « rapprochement formel » ne pouvait être établi avec les deux autres affaires.