🇫🇷 #Doubs Les pilleurs de cimetières dégradent 70 tombes et volent les crucifix en bronze et laiton.

Illustration.

Les cimetières de deux villages du Doubs ont été pillés. Les crucifix en bronze et en laiton ont disparu. Soixante-dix tombes ont ainsi été dégradées raconte L’Est Républicain.

C’est la consternation, ce mercredi, dans les villages de Tarcenay et de Paroy. Leurs cimetières ont été le théâtre de dégradations et de vols de métaux. Environ 70 tombes sont concernées.

C’est une dame se rendant quotidiennement ou presque sur la tombe de son défunt mari qui, ce mercredi matin, a donné l’alerte. Le cimetière de Tarcenay, lové contre l’église du village, a subi une vague de dégradations et de vols peu communs.

L’opération n’avait rien du Saint-Esprit. Les mains malveillantes qui étaient à l’œuvre avaient un objectif clair : subtiliser du métal.

Plus d’une vingtaine de croix ou de plaques commémoratives en marbre ont été visées, voire brisées.

Et les crucifix de bronze ou en laiton qui y étaient scellés ont disparu. Des vols de plaques du souvenir, moins lourdes, ne sont par ailleurs pas à exclure.

Le village de Paroy, distant de trente kilomètres, a vécu une mésaventure identique. Mais sur un nombre de tombes deux fois plus important, soit 48 au dernier comptage.

« Je trouve ça dégoûtant », réagit le maire de Tarcenay, Maxime Groshenry, « on s’attaque à un lieu intime et privé, qui est fort en symbole. De mémoire locale, on n’avait jamais vu ça. C’est moche. Jamais on n’aurait pu imaginer une chose pareille dans nos communes rurales. »

« Il ne s’agit pas de bêtises de gamins »

L’élu s’est forgé une première idée : « Il ne s’agit pas de bêtises de gamins. Ces gens savaient ce qu’ils faisaient. La façade de notre église est en partie éclairée la nuit et comme par hasard, ils ont agi dans les zones d’ombre. »

Alerté, Maxime Groshenry s’est rendu au cimetière ce mercredi matin. Il a été rejoint par les gendarmes, qui ont procédé aux constatations d’usage et tenté de relever des empreintes digitales. Même précautions prises à Paroy, où l’identification criminelle a oeuvré à la recherche de preuves.

L’enquête s’annonce délicate.

Les deux communes vont porter plainte, mais les tombes étant sous le régime des concessions, chaque famille victime devra également faire une démarche individuelle auprès de la gendarmerie. « Une liste a été mise en place à la mairie pour rassembler les coordonnées de chacun.

Les gens peuvent nous appeler en cas de demande de renseignements », informe le maire de Tarcenay. Même propos chez son homologue de Paroy, Michel Chaussarot, qui se dit par ailleurs « choqué par le manque de respect » de ces agissements.

http://bit.ly/2tGVUj3