Doubs : Un surveillant pénitentiaire soupçonné de trafic à la maison d’arrêt de Besançon


Illustration. (PhotoPQR/Maxppp)

Un surveillant pénitentiaire de la maison d’arrêt de Besançon (Doubs), âgé de 56 ans a été mis en examen vendredi dernier pour corruption passive avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il est soupçonné d’alimenter des détenus de l’établissement en divers objets provenant de l’extérieur, et notamment de la résine de cannabis.

C’est le 2 août que la direction de la prison a confié ses soupçons au procureur de la République de la ville. Le service de police judiciaire de Besançon a été chargé de mener les investigations visant un surveillant pénitentiaire, soupçonné de se livrer à un trafic d’objets et de drogue. « Les soupçons se sont rapidement centrés sur Michel car lors de ses journées de travail, son attitude semblait clairement indiquer qu’il remettait divers objets aux détenus », précise une source proche du dossier.

Jeudi 26 août à 6 heures du matin, une opération de police est menée à la prison à l’heure de l’arrivée des surveillants. Michel est interpellé avec un sac contenant de l’alcool, du tabac à chicha, une pipe à chicha et des vêtements. Le chien stups marque sur son sac bien qu’aucune drogue ne soit trouvée à l’intérieur.

Une dizaine d’introductions illicites pour 300 euros à chaque fois

Le quinquagénaire est placé en garde à vue dans les locaux de la PJ et passe aux aveux. Il confie qu’il livre les détenus depuis février dernier. Mais le surveillant assure qu’il ne leur a jamais fourni de produits stupéfiants. Il ajoute qu’il a décidé de passer cette ligne rouge, car il serait en proie à des difficultés financières. Il aurait réalisé une dizaine d’introductions illicites qui lui auraient rapporté 300 euros chacune.

Un détenu de 35 ans a été interpellé et placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir récupéré un sac d’objets qui lui avait été remis par le suspect. Mais cet homme soutient qu’il n’en est rien. Il a réintégré sa cellule à l’issue de son audition. La suite des investigations permettra de mieux cerner l’ampleur des activités du surveillant corrompu, notamment en ce qui concerne le trafic de drogue.