🇫🇷 #Drôme Le mari violent échappe aux poursuites car il est resté torse nu durant sa garde à vue.

Illustration D.R.

Du côté de la victime, ce jugement a du mal à passer.

● Mardi 26 septembre, au tribunal correctionnel de Valence, comparaissait devant le juge un trentenaire qui avait frappé sa femme un soir de juillet. L’homme avait été interpellé par la police puis placé en garde à vue. Rien d’extraordinaire, en somme.

● Mais ce qui sort du commun c’est qu’avant même l’examen du fond du dossier, l’avocat de la défense a pris la parole pour dénoncer : « Mon client a été interpellé par les policiers et conduit au commissariat sans pouvoir mettre un tee-shirt. Il a été interrogé le lendemain matin torse nu, puis l’après-midi, à nouveau torse nu. Il a ensuite été déféré au palais de justice, torse nu ! Il a été présenté au parquet puis au juge des libertés et de la détention, torse nu ! Le juge le fera noter d’ailleurs. Cette procédure est indigne. », relate Le Dauphiné.

● Et le tribunal a confirmé l’indignité du traitement en ces termes : « ce placement en garde à vue et son déferrement ont été une atteinte à sa dignité. » puis a prononcé la nullité de la garde à vue tout comme la saisine du tribunal. Le prévenu qui comparaissait libre est reparti dans les mêmes conditions.

● Pour l’avocat de la partie civile, une mère et son enfant de 4 ans, la pilule a du mal à passer : « Je comprends la colère sur ces conditions d’interpellation, mais je crois que c’est une aubaine pour ce client, qui ne s’en est jamais plaint. Ce qui est odieux, il ne faut pas l’oublier, c’est qu’il a violenté son épouse ».

Actu17.