Dunkerque : Le pompier lynché par plusieurs individus en marge du Bal du Chat Noir est sorti du coma


Kévin Desmidt a été roué de coups par plusieurs individus dans la nuit du 1er au 2 février en marge du bal du Chat Noir à Dunkerque. (DR)

L’état de Kevin Desmidt, transporté à l’hôpital dans un état critique après avoir été lynché en pleine rue par plusieurs individus, s’est amélioré. Le jeune homme de 27 ans est sorti du coma.

C’est une nouvelle encourageante mais aussi rassurante. Kevin Desmidt, 27 ans, professeur de sport et sapeur-pompier volontaire au centre de secours de Malo, est sorti du coma dans lequel il était depuis sa terrible agression dans la nuit du 1er au 2 février, en marge du bal du Chat Noir à Dunkerque (Nord).

« Ce soir, en accord avec ses parents et sa compagne , nous sommes en mesure de vous dire que Kevin est sorti du coma. Le chemin est encore long, mais son état s’améliore de jour en jour », a écrit l’amicale des Sapeurs-pompiers de Malo sur Facebook ce vendredi.

« Ses parents et sa compagne tiennent encore à remercier chacune et chacun d’entre vous pour vos messages de soutien envers notre collègue et le réconfort que vous leur avez apporté », précise le message.

 


Quatre suspects mis en examen et écroués, deux autres sous contrôle judiciaire

Kevin Desmidt a été violemment roué de coups par plusieurs agresseurs cette nuit-là alors qu’il était en repos. Dans cette affaire, trois mineurs et un majeur nés entre 2000 et 2004 ont été mis en examen la semaine dernière pour tentative de meurtre, avant d’être placés en détention provisoire.

Les suspects qui sont accusés d’avoir violemment lynché Kevin Desmidt sont aussi mis en examen pour violences volontaires aggravées sur les autres membres du groupe de carnavaleux dont faisait partie la victime. Ils encourent désormais jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.

La piste d’un acte de violences gratuites

Deux autres jeunes nés en 2000 et 2004 qui sont soupçonnés d’avoir été présents au moment de la violente agression, ont quant à eux été placés sous le statut de témoin assisté. Ils sont actuellement sous contrôle judiciaire.

A ce stade, les enquêteurs n’ont pas pu déterminer le motif de cette agression et l’hypothèse d’un acte gratuit n’est pas écartée.