Emmanuel Macron giflé : «Il faut relativiser» réagit le chef de l’État évoquant des «individus ultraviolents»


Emmanuel Macron a reçu une gifle durant un déplacement dans la Drôme ce mardi. (capture écran/DR)

Le chef de l’État Emmanuel Macron a réagi à la gifle qu’il a reçu de la part d’un individu, ce mardi à Tain-l’Hermitage (Drôme) lors de sa visite. Il évoque « un fait isolé » et estime qu’il « faut relativiser ».

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Alors qu’il s’approche d’un groupe de personnes venu à sa rencontre, Emmanuel Macron reçoit une gifle de la part d’un jeune homme qui déclare : « Montjoie ! Saint-Denis ! À bas la Macronie » (la devise de la royauté, ndlr). L’agresseur est interpellé par les gendarmes tandis que les fonctionnaires chargés de la sécurité du président le tienne à l’écart, le temps de l’intervention.

Le président de la République s’est exprimé sur les faits auprès du Dauphiné, un interview qui avait été programmé en amont pour sa visite dans la Drôme. « Tout va bien. Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé. Il ne faut pas que cela vienne occulter le reste des sujets si importants qui concernent la vie de beaucoup », affirme Emmanuel Macron. « Il faut respecter les fonctions dans la République et je ne lâcherai jamais ce combat ».

« En République, il y a la liberté d’expression, de controverse, la liberté de vote, et le pluralisme démocratique qui fait qu’on peut se séparer des gens à qui on donne mandat de manière régulière et qui votent les lois pour vous », poursuit le chef de l’État. « Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste », ajoute-t-il alors qu’il est interrogé à savoir si le climat politique se dégrade en France.

« L’écrasante majorité des Français est intéressée par les problèmes de fond. (…) Ne laissons pas des faits isolés, des individus ultraviolents, comme il y en toujours quelques-uns dans les manifestations aussi, prendre possession du débat public : ils ne le méritent pas », conclut Emmanuel Macron.

Deux hommes âgés de 28 ans sont en garde à vue

Deux personnes ont été interpellées par le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Valence, suite à cette gifle donnée au président. L’auteur de l’agression, âgé de 28 ans. Quant à son complice présumé qui a le même âge, son rôle reste à définir.

Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue pour « violences sans ITT sur personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué le parquet au quotidien régional. « Une plainte sera déposée par le préfet de la Drôme au titre des faits », a ajouté le procureur de la République de Valence, Alex Perrin. Les deux suspects « ne sont judiciairement pas connus ».