Enlevée et égorgée, Nathalie avait déposé plainte pour menaces de mort contre son meurtrier présumé


Nathalie Debaillie a été retrouvée morte dans l'appartement de son ex-concubin, à La Madeleine, lundi 27 mai. (DR)

Nathalie Debaillie, 47 ans, a été retrouvée morte dans l’appartement de son ex-concubin le 27 mai dernier. Le matin même, elle avait été kidnappée dans le parking souterrain du bâtiment où elle travaillait, à Lille (Nord). La victime avait déposé plainte à l’encontre de Jérôme Tonneau, le tueur présumé.

Elle se sentait en danger et l’avait fait savoir. Nathalie Debaillie a été enlevée le lundi 27 mai au matin. Les policiers n’ont pu que constater son décès en se rendant à l’appartement de son ex-concubin, Jérôme Tonneau, situé à La Madeleine. L’homme a été arrêté 48 heures plus tard.

Le suspect a reconnu face aux enquêteurs avoir tout organisé et recruté trois complices dans un camp de Roms lillois pour passer à l’acte. Jérôme Tonneau a aussi expliqué avoir été le seul a porté des coups de cutter à la victime, notamment à la gorge. Les quatre mis en cause ont depuis été mis en examen et placés en détention provisoire.

En mars dernier, Nathalie Debaillie avait déposé plainte à l’encontre de son ex-concubin, pour menaces de mort révèle La Voix du Nord. Elle avait expliqué dans sa déposition que Jérôme Tonneau avait fait part à des amis qu’elle a en commun avec lui, sa volonté de l’enlever et de la tuer. Le suspect était à l’époque interné en psychiatrie.

« On a des milliers de plaintes et on est obligés de prioriser »

La police n’était pas intervenue auprès de Jérôme Tonneau. La plainte et le profil du mis en cause n’ont pas été jugés alarmant explique une source policière au quotidien régional.


« Il s’agissait de menaces non réitérées, qui n’avaient pas été adressées directement à Nathalie Debaillie. De plus, le couple était séparé. Enfin, Jérôme Tonneau était connu pour des escroqueries, pas pour des violences ». « On a des milliers de plaintes et on est obligés de prioriser », a également indiqué cette même source.

Une main courante quelques jours avant

De plus, Nathalie Debaillie s’était rendu au commissariat quelques jours avant sa mort pour y déposer une main courante. Cette mère de deux enfants avait déclaré la présence de son ex-concubin à proximité de la Société Générale où elle travaillait, à Lille. Une présence qu’elle avait donc jugée inquiétante.

Une seconde déposition qui n’aura malheureusement pas suffit à empêcher le suspect de passer à l’acte.