🇫🇷 Enseignante braquée avec une arme factice : le lycéen a été mis en examen.

par Y.C.
(Images Snapchat @DjeffChap)

L’adolescent de 16 ans qui a braqué son enseignante avec une arme factice a été mis en examen ce dimanche pour violences aggravées. Le mis en cause avait été placé en garde à vue ce vendredi après la diffusion sur les réseaux sociaux, d’une vidéo le montrant en train de mettre en joue sa professeure.

Les images sont choquantes. La vidéo révélée par Le Parisien ce samedi, provenant du réseau social Snapchat, montre un lycéen braquant une enseignante dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne), avec une arme de poing (qui s’est avérée factice), lui réclamant d’être noté « présent ». L’adolescent qui est debout, demande aussi à l’enseignante de « tourner la tête ». Mis en examen, ce dernier a été présenté dans la matinée à un juge des enfants.

Le mis en cause reconnait les faits mais a déclaré avoir agi « sous le coup de la rigolade », selon une source proche du dossier citée par BFMTV. Le lycéen avait été placé en garde à vue vendredi, après s’être présenté au commissariat avec son père.

Des sanctions contre le mis en cause

Des mesures provisoires ont aussi été prises à l’encontre de cet adolescent, dont : l’interdiction d’entrer en contact avec la victime, l’interdiction de séjourner dans le Val-de-Marne, l’interdiction de porter et de détenir une arme, ou encore l’obligation de formation ou de scolarité et l’obligation d’évaluer sa personnalité.

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a affirmé dimanche que la procédure judiciaire se doublerait de sanctions disciplinaires. Avec le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, ils ont par ailleurs annoncé la mise en place d’un plan d’actions contre les violences visant les enseignants.

L’enseignante qui semble choquée sur cette vidéo, a déposé plainte ce vendredi, accompagnée de sa hiérarchie, a précisé le rectorat de Créteil.

Un second adolescent interpellé puis remis en liberté

Un autre adolescent qui est soupçonné d’avoir introduit l’arme, qui est un pistolet à billes de type airsoft, a été interpellé vendredi à son domicile avant d’être placé en garde à vue, a indiqué le parquet. Le suspect a finalement été remis en liberté samedi, sans poursuites, selon une source proche de l’enquête citée par Le Figaro.

La personne qui a filmé la scène avec son téléphone et qui a diffusé la vidéo va faire l’objet de poursuites, son identification est en cours selon cette même source.

« Menacer un professeur est inacceptable »

Le Président de la République Emmanuel Macron a réagi à cette affaire dans un tweet ce samedi soir. « Menacer un professeur est inacceptable. J’ai demandé au ministre de l’Éducation nationale et au ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis et définitivement proscrits des écoles » a-t-il écrit.

Actu17.