🇫🇷 Essonne : La maire d’Athis-Mons refuse de scolariser 28 enfants de réfugiés syriens, malgré une décision de justice.


La maire d'Athis-Mons Christine Rodier, s'est opposée à la décision de justice. (Photo Mairie)

La Mairie d’Athis-Mons a refusé d’inscrire 28 enfants de réfugiés Syriens dans les écoles de la ville.


Malgré le jugement du tribunal administratif de Versailles ordonnant la scolarisation de 28 enfants de réfugiés syriens dans les écoles d’Athis-Mons dans l’Essonne, Christine Rodier, Maire de la ville, refuse toujours de s’exécuter.

Une insertion impossible ?

La maire a justifié sa décision en déclarant qu’il était impossible d’insérer ces enfants, dont les familles occupent illégalement des pavillons depuis 2015, dans un processus scolaire classique.

Christine Rodier a ajouté : « Ils ne parlent pas français. Ils ne se déplacent pas. L’Éducation Nationale voulait les mettre partout dans la ville mais ils n’iront pas. Il faut trouver des locaux à part, à proximité de leur lieu de vie. Ils sont 28 à avoir fait un recours mais ils sont 75 actuellement qu’il faudrait scolariser », les locaux scolaires étant insuffisants pour accueillir ces enfants.

Une décision hors-la-loi

Le tribunal administratif a réfuté ces arguments et a jugé que « le droit à la scolarité et l’obligation scolaire des enfants de six ans imposent au maire d’accueillir les enfants sans qu’il puisse objecter un nombre de places insuffisant ».

L’édile s’explique dans une lettre ouverte

La maire d’Athis-Mons a adressé à tous ses administrés une lettre expliquant son refus de scolariser ces enfants. L’année dernière, la commune avait déjà engagé à l’encontre des réfugiés une procédure d’expulsion provoquant une manifestation de 200 personnes à l’initiative du DAL.

Christine Rodier a affirmé avoir proposé à la direction académique que la ville mette à disposition des locaux à proximité des logements des enfants pour qu’ils y reçoivent des cours adaptés, relate franceinfo.

 

Actu17.