Essonne : Une vidéo montre un jeune frappé au sol par plusieurs individus, une enquête ouverte


Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un jeune frappé par plusieurs individus, alors qu'il est par terre. (captures écran)

Une vidéo venant du réseau social Snapchat a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. La police a ouvert une enquête.


La séquence ne dure que 16 secondes et montre un jeune étudiant au sol, encerclé par une dizaine d’agresseurs qui le frappent à coups de pied. La vidéo a été partagée des milliers des fois depuis sa diffusion en fin de semaine dernière.

La plateforme Pharos (Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements) a été sollicitée par les internautes et la police a annoncé vendredi que les enquêteurs travaillaient sur cette affaire.

La scène s’est déroulée à proximité du collège Jean-Etienne Guettard à Étampes (Essonne) sans que l’on sache quand. La victime reçoit des coups, puis l’un des agresseurs se jette sur l’adolescent toujours au sol, comme on peut le voir dans le catch. « C’est pas facile », dit à la fin de la séquence une jeune fille.

« Ça peut être une vraie agression mais ça peut aussi être faux »

Le parquet d’Évry a confirmé au journal Le Parisien qu’une enquête a avait été ouverte et confiée au commissariat d’Étampes, précisant qu’aucune plainte n’avait été déposée à ce stade au sujet de cette affaire.

Véritable agression ou mise en scène ? Les enquêteurs s’interrogent. « Ça peut être une vraie agression mais ça peut aussi être faux. Sans le contexte nous ne pouvons pas savoir », indique une source proche de l’enquête au quotidien.

L’occasion pour la police de faire un rappel. « Filmer une agression, c’est en être complice. En vous livrant au #HappySlapping (= filmer une agression ou partager la vidéo), vous risquez 5 ans de prison et 75 000 € d’amende« , a-t-elle écrit dans un second tweet.

Une vive réaction de Marine Le Pen

La vidéo a notamment fait réagir la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen qui s’est indignée : « Nous, mères et pères de France, ne supportons plus de voir ces lynchages ignobles, souvent motivés par un racisme anti-Français, qui font vivre nos enfants dans la peur. »

Les policiers se penchent également sur la diffusion d’une seconde vidéo tournée il y a un peu plus d’une semaine aux abords du lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d’Étampes. Là encore, aucune victime ne s’est présentée dans cette affaire, pour l’heure. Les investigations ont été confiées à la brigade de sûreté urbaine (BSU).