Essonne : VIDÉO. Un autocar prend feu sur l’A6, les étudiants parviennent à s’extirper in extremis


(capture écran vidéo amateur)

L’incendie de cet autocar sur l’autoroute A6 ce dimanche matin aurait pu se solder par un drame mais les étudiants qui étaient à l’intérieur sont parvenus à sortir rapidement du véhicule. Une enquête a été ouverte.


Il s’en est fallu de peu. Il était 5h40 ce dimanche matin lorsque l’autocar qui ramenait des étudiants de l’IUT de Sceaux (Hauts-de-Seine) s’est embrasé. La majorité d’entre-eux dormaient après un séjour d’une semaine au ski à Risoul (Hautes-Alpes) explique Le Parisien.

L’incendie s’est déclaré au niveau de la climatisation installée à l’intérieur du bus, au dessus des sièges. Par chance, une étudiante qui ne dormait pas a aperçu la première flamme et le dégagement de fumée. Elle a tout de suite hurlé pour réveiller ses camarades.

« Sans elle je pense qu’il y aurait eu des morts, heureusement aussi qu’on est tous majeurs, qu’on s’est bien comportés et qu’on est vite sortis » raconte Richard, l’un des passagers, au journal francilien.

La porte arrière du bus ne fonctionnait pas

Le conducteur s’est alors arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence alors que le feu avait déjà commencé à se propager dans l’autocar. Certains étudiants ont tenté de maitriser l’incendie avec leurs pulls, sans y parvenir. D’autres ont essayé de briser les vitres avec les brises-glace, en vain.

Alors que la porte arrière de l’autocar ne pouvait pas s’ouvrir, les passagers sont tous parvenus à sortir par la porte située à l’avant du véhicule, dans une scène de panique, tandis que la fumée avait envahi l’habitacle. 20 minutes plus tard, le bus était carbonisé. Fort heureusement, tout le monde est sorti à temps.

L’état de l’autocar mis en cause

Des étudiants ont tenté d’utiliser les deux extincteurs se trouvant dans le bus, mais ils ne fonctionnaient pas. « Le bus était vétuste et abîmé » a raconté Vincent, le responsable du bureau des étudiants (BDE) de l’IUT qui a organisé le voyage scolaire. Ce dernier a décidé de déposer plainte.

Le transport et l’hébergement avaient été confiés à une agence de voyage qui a elle-même sous-traité le trajet en autocar, à une entreprise.

« Il ne faut plus jamais que ce genre de choses puisse se reproduire, avance Richard. Je ne m’y connais pas en mécanique, mais des voyants d’alerte sont restés allumés durant tout le trajet sur le tableau de bord du conducteur » a ajouté Vincent.

Une enquête ouverte

De nombreux étudiants restent sous le choc. « On a perdu beaucoup de choses dans l’incendie, les téléphones, les vêtements, les ordinateurs, mais ce n’est pas grave. Le problème c’est le choc psychologique. Je n’ai pas dormi. Je repense à tout ça, je revois les images, j’entends les cris », a témoigné Vanessa au Parisien.

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Évry.