🇫🇷 Évasion de Rédoine Faïd : «Des drones ont été repérés au-dessus de la prison il y a quelques mois» (Nicole Belloubet).

par Y.C.

La préfète de Seine-et-Marne, Béatrice Abollivier, et la ministre de la Justice, Nicole Belloubet se sont rendues ce dimanche soir au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne), d’où Rédoine Faïd s’est évadé le matin même par hélicoptère avec l’aide d’au moins deux complices lourdement armés.

La ministre de la Justice s’est exprimée depuis la prison devant les médias. Selon Nicole Belloubet, les malfaiteurs ont effectué des repérages à l’aide drones il y a plusieurs mois, pour préparer leur opération commando.

« C’était une évasion hors normes qui a nécessité un commando bien préparé (…). C’est indiscutablement quelque chose d’extraordinaire, et la surprise a été très forte pour l’établissement. (…) Il me semble que l’ensemble des conditions était réunies pour assurer la sécurité. (…). Le commando avait repéré les lieux à l’aide de drones et a conduit cette évasion spectaculaire en permettant à un hélicoptère de se poser sur la seule cour pas couverte par des filins de sécurité. » a expliqué la ministre.

« Les personnels sont choqués, ça leur semble irréel »

Pour Nicole Belloubet, il n’y a pas eu de complicité au sein du personne pénitentiaire.

« Cette porte [utilisée par Redoine Faid pour s’enfuir] était peu utilisée, mais n’était pas secrète » a indiqué la ministre. « Les personnels sont choqués, ça leur semble irréel, ils ont eu une prise en charge psychologique et somatique », poursuit la ministre. « Les détenus ne circulent jamais dans cette cour d’honneur sauf quand ils doivent sortir, mais dans ce cas, ils sont escortés. »

Aucune erreur selon la ministre

« S’il y a des défaillances, elles sont de nature passive. Les personnels n’ont commis aucune erreur dans la gestion de cet évènement. » a précisé Nicole Belloubet, indiquant qu’une mission d’inspection avait été diligentée aujourd’hui sur d’éventuelles défaillances de la prison.

« Face à des hommes armés (…), ce n’était pas une question de nombre de surveillants, c’est une condition de procédures de sécurité. » a ajouté la ministre de la Justice, répondant aux syndicats se plaignant de travailler en sous-effectif, évoquant le chiffre de 95% des postes pourvus.

Actu17.