🇫🇷 Depuis l’éviction du Préfet du Rhône, la pression s’abat sur les policiers qui sont à bout.

par Y.C.
Illustration D.R.

Les préfets, de peur de commettre une erreur, mettent la pression aux policiers.

● Après une possible erreur commise par la préfecture du Rhône qui avait laissé libre l’auteur de l’attentat islamiste de la gare Saint-Charles de Marseille, les Préfets sont en état d’alerte. Le terroriste, en situation irrégulière, avait été libéré faute de place d’hébergement en Centre de Rétention Administrative (CRA).

● Ce dysfonctionnement avait coûté sa place à Henri-Michel Comet, préfet du Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes et d’autres hauts fonctionnaires ne souhaitent pas subir les mêmes foudres de la part du gouvernement.

● Mais d’après un syndicat d’officiers de police, Synergie, la pression s’abat sur les fonctionnaires de la Police aux Frontières (PAF). Dans un communiqué, il dénonce : « En ce moment, ils sont à bout. Tous les officiers qui sont responsables des centres de rétention administrative sont épuisés, ils ne font que ça au détriment de tout le reste. Il y a à la fois cette pression mise par les préfets pour amener des individus dans les centres de rétention administrative, mais le temps passé à faire ça est au détriment de la sécurité et de la sûreté ».

Capture d’écran du communiqué.

● Le responsable de la délégation PACA pour Synergie-Officiers « exige que les officiers ne soient plus pris en otage par les préfets afin de régler leurs comptes avec le ministre de l’Intérieur après l’éviction du préfet de Lyon ».

● Car malgré ce raté aux conséquences dramatiques, aucune place de place de plus n’a été créée dans les CRA, relate RTL.

Actu17.