Facebook décide de censurer les publications humoristiques de Nordpresse, liées à l’affaire Benalla.

par Y.C.
Capture écran Facebook Nordpresse

C’est le site satirique belge Nordpresse qui a fait lui-même cette découverte ce dimanche. De nombreux internautes mécontents évoquent le sujet sur les réseaux sociaux, sur Twitter et sur Facebook notamment, où leurs publications ont été censurées et retirées.

« Nous avons supprimé cette publication qui semble être indésirable. Si c’est bien vous qui l’avez publiée mais que vous ne pensez pas qu’elle est indésirable, vous pouvez nous en faire part ». C’est le message envoyé aux utilisateurs de Facebook qui avaient partagé des articles du site Nordpresse sur leur page personnelle.

Il s’agit pourtant d’un site humoristique et non de « fake news ». Leur site a par ailleurs été entièrement censuré sur Facebook, leur adresse internet a même été bloquée par le réseau social comme ils le montrent. « Essayez de coller ce lien sur votre profil et vous verrez. Bordel bordel bordel on vit en Corée du Nord ? ».

« TOUS ces articles concernaient l’affaire Benalla ou Macron »

Nordpresse a également publié un communiqué ce dimanche matin où ils mettent en cause Facebook mais également la Présidence française. « Depuis ce matin nous avons reçus des centaines de messages de gens qui ont vu leurs partages d’articles Nordpresse supprimés de Facebook puisque considérés comme indésirables.
TOUS ces articles concernaient l’affaire Benalla ou Macron. On sait comme le patron de Facebook France est en lien direct avec l’Elysée après l’affaire Génération identitaire. »

« On va continuer à essayer de comprendre mais les centaines de témoignages reçus ce matin nous terrifient. Pas pour nous et nos clics.
Pour la démocratie qui est plus que jamais en péril. 
Et si les grands médias taisent la censure qui nous est encore une fois appliquée, on saura ce qu’il en est de leur complicité.
Merci de partager. L’heure est grave. »

Sur les réseaux sociaux, les témoignages de mécontentements se multiplient.

Actu17.