🇫🇷 Faute de paiement, des prestataires privés refusent de travailler pour le Ministère de l’Intérieur.

par Y.C.

Des délais de paiement à rallonge : le Ministère de l’intérieur est un mauvais payeur à tel point que certains prestataires privés refusent désormais de travailler pour l’État.

Certains cas de retard de paiement et d’impayés concernant les prestataires du ministère de l’Intérieur ont été recensés et touchent principalement des sociétés employées en Île-de-France. La situation s’est dégradée il y a deux ans lorsque les services de la grande couronne ont fusionné avec ceux de Paris et de la petite couronne relate Le Parisien.

Une avocate du barreau d’Evry qui plaide chaque mois les dossiers d’au moins 35 fonctionnaires, n’a été payée en 2017 que pour les mois de janvier et juillet. L’État lui devrait à l’heure actuelle plus de 100.000 euros selon le quotidien. Pire : ces paiements aléatoires mettent à mal son activité explique cette dernière.

Saisi par le syndicat de police Alliance, la Préfecture de l’Essonne a promis que des fonds allaient être débloqués pour le règlement des frais d’avocat.

Des retards de paiement de plus d’un an pour des garages

Dans les Yvelines, trois garages qui entretenaient les véhicules ont refusé de continuer à travailler pour la police, faute d’avoir été payés. Un retard de paiement qui dépasse un an explique Julien Lecam de ce même syndicat, au journal Le Parisien.

Les policiers eux-même touchés par le problème

Un problème qui impacte aussi directement les policiers. Exemple lors d’un changement de grade : les fonctionnaires sont contraints d’attendre plusieurs mois avant de pouvoir percevoir leur nouveau traitement. En conséquence, certains policiers se sont retrouvés a changer de tranche d’impôt sur le revenu l’année de la régularisation.

Selon nos informations, le problème touche aussi les policiers victimes de blessures en service. Alors que l’État doit prendre à sa charge les examens et autres rendez-vous médicaux dans le cadre des accidents de travail, certains praticiens ne sont remboursés qu’un an plus tard là aussi.

Un policier nous expliquait très récemment avoir essuyé un refus lorsque celui-ci, blessé en service lors d’une interpellation, avait présenté le formulaire de la Préfecture de Police prévu à cet effet, à sa pharmacie.

Actu17.