Financement électoral : le FN condamné à 18 750 euros d’amende pour «recel d’abus de biens sociaux»


Marine Le Pen. (Photographie MAXPPP)

Le Front national (FN) était poursuivi pour « recel d’abus de biens sociaux ». Le parquet avait requis 500 000 euros d’amende contre le parti.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mardi le Front national, devenu le Rassemblement national (RN) en juin 2018, à 18 750 euros d’amende pour « recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire des kits de campagne des législatives de 2012.

Le parti a été relaxé concernant la principale accusation dont il faisait l’objet. Le FN était en effet soupçonné d’avoir mis en place une escroquerie de surfacturation des kits de campagne de ses candidats, remboursés par l’État.

Le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, a quant à lui été condamné à 6 mois de prison avec sursis. De son côté, le député européen Jean-François Jalkh, a écopé de 2 ans de prison, dont 18 mois avec sursis ainsi que 5 ans d’inéligibilité précise Le Figaro. L’homme âgé de 63 ans, réélu au parlement européen en mai 2019, va devoir démissionner de ses fonctions.

En outre, Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, et dirigeant de l’entreprise Riwal ayant fourni les kits de campagne aux candidats, a été condamné à une peine de 30 mois de prison dont 10 mois ferme, ainsi qu’à 250 000 euros d’amende.