🇫🇷 Gard : Un policier montpelliérain dépose plainte contre des gendarmes pour violences.

par Y.C.
Illustration D.R.

Le policier a été condamné pour « dénonciation calomnieuse » et « dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ».

L’affaire a débuté le 14 mars 2017 à Calvisson, lorsque le policier montpellierain, âgé d’une quarantaine d’années, avait chuté de son scooter alors qu’il le pilotait ivre. Les gendarmes de la brigade locale l’avaient interpellé après la vérification de son taux d’alcoolémie : 2,10 g/l d’alcool dans le sang.

Il tente de négocier

Le mis en cause avait dans un premier temps refusé de souffler à l’éthylomètre. Durant son transport vers le CHU de Montpellier, il avait tenté de négocier avec les gendarmes, insistant sur sa fonction de policier.

Il dépose plainte pour des violences

Le fonctionnaire n’avait pas été placé en garde à vue, et dès sa sortie de l’hôpital dans la nuit, il était allé déposer plainte pour des violences volontaires aggravées. Il y affirmait avoir été frappé par les gendarmes durant son transport.

L’enquête dédouane les gendarmes

Le Parquet de Nîmes avait ouvert une enquête préliminaire, confiée à la section de recherches. L’exploitation des enregistrements vidéo du CHU et diverses autres investigations ne sont pas venues confirmer la version du policier.

L’un des militaires mis en cause par le fonctionnaire se trouvait au volant du véhicule le conduisant à l’hôpital. Il n’avait donc pas la possibilité de frapper le policier. D’autre part, sur les enregistrements de la vidéo-surveillance de l’hôpital, on aperçoit le policier sortir seul et sans menottes du fourgon. Le fonctionnaire était alors au téléphone avec ses proches et son avocat. Et pour terminer, la blessure subie par le policier correspondait à sa chute du scooter et non à des violences volontaires.

Des poursuites judiciaires

Déjà condamné pour conduite en état d’ivresse, le fonctionnaire de police à l’imagination fertile était alors en fonction… à la brigade des délits routiers. Jugé pour « dénonciation calomnieuse » et « dénonciation mensongère à une autorité judiciaire », le mis en cause a comparu ce mardi devant le tribunal.

Pour sa défense, et sans l’assistance d’un avocat, il a déclaré : « J’ai retiré ma plainte pour calmer la situation. Mais je pense tout de même qu’ils m’ont frappé mais je ne sais pas comment », rapporte Midi-Libre.

Il a été condamné à un an de prison avec sursis, sans inscription au bulletin B2 de son casier judiciaire.

Actu17.