🇫🇷 Garde à vue d’Alexandre Benalla : Pour se défendre de son comportement violent, l’homme évoque le cadre du flagrant délit.

par Y.C.
Capture écran vidéo Youtube

Filmé alors qu’il se montrait violent avec des manifestants le 1er mai, Alexandre Benalla avait semble-t-il préparé sa défense.

L’affaire n’en finit plus de prendre de l’épaisseur. Les gardes à vue d’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont pris fin ce samedi soir, tout comme celles des trois policiers mis en cause dans cette affaire.

Durant sa garde à vue, Alexandre Benalla qui est titulaire d’un master en droit, a avancé d’abord que c’est à l’invitation de la Préfecture de Police qu’il s’était rendu comme « observateur » sur la manifestation du 1er mai révèle Le JDD.

Concernant le matériel de la police nationale dont il disposait, le collaborateur d’Emmanuel Macron au moment des faits a indiqué aux enquêteurs que c’était son « référent » policier, un major de la DOPC (Direction de l’Ordre Public et de la Circulation), qui lui avait fourni un casque, un brassard Police mais aussi une radio. Un fonctionnaire qui était censé l’accompagner selon ses déclarations.

Un article du code de procédure pénale pour justifier son intervention musclée

L’homme a par ailleurs indiqué avoir agi le 1er mai dans le cadre de l’article 73 du code de procédure pénale. « Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ».

Alexandre Benalla a raconté aux enquêteurs, toujours selon l’hebdomadaire, avoir demandé, et obtenu, des images de vidéosurveillance du 1er mai pour étayer son argumentation et ainsi montrer la violence des affrontements durant cette manifestation.

« J’ai pété les plombs »

Selon Le JDD, l’homme qui est au centre de toutes les questions depuis 48 heures s’était confié à un haut fonctionnaire, regrettant son comportement : « J’ai une merde sur le dos. Je suis allé sur la manif, c’était chaud. Les CRS en prenaient plein la gueule. J’ai pété les plombs. »

Les cinq mis en cause seront déférés ce dimanche devant un juge d’instruction.

Actu17.