Gers : Le chasseur vise un sanglier, son tir touche une voiture avec 3 enfants à bord.


Illustration. (Shutterstock)

Un chasseur a fait feu avec son fusil sur un sanglier mais l’animal n’a pas été touché. Son tir a terminé sur une voiture dans laquelle se trouvait un père et ses trois enfants.

Un homme était au volant de sa voiture ce samedi vers 15h30 et roulait sur la route départementale D15 entre Montréal-du-Gers et Castelnau-D’Auzan (Gers), lorsqu’il a dépassé un groupe de trois personnes qui se trouvait au bord de la route.

Dans sa voiture, le père de famille se trouvait avec ses trois enfants âgés de 6, 8 et 11 ans. Il n’aurait jamais imaginé ce qu’il s’est ensuite produit. Quelques instants après avoir dépassé le groupe, le conducteur a aperçu un sanglier surgir. Tout s’est ensuite enchaîné en quelques secondes comme il l’a raconté à La Dépêche.

« Je me suis arrêté. J’ai couru vers le chasseur »

« J’ai entendu tirer et ma lunette arrière a explosé ! Puis, les enfants, complètement paniqués se sont mis à crier… Je me suis arrêté. J’ai couru vers le chasseur, lui ai crié dessus. Forcément ! Lui, il était là, impassible… » a raconté le chauffeur. Le tireur ne s’est absolument pas affolé selon le récit de la victime et a même poursuivi sa séance de chasse.

« Il ne tenait absolument pas compte de ce que je lui disais », a expliqué le père de famille qui s’est immédiatement rendu à la gendarmerie.


Les militaires n’ont pas perdu une minute. Alors que la victime était encore en train de raconter son histoire, les gendarmes avaient déjà retrouvé et interpellé l’auteur présumé de ce coup de feu qui aurait pu s’avérer très lourd de conséquences.

Les enquêteurs pourront d’ailleurs exploiter la vidéo de l’une des deux femmes qui accompagnaient le mis en cause, cette dernière ayant filmé toute la scène et le tir.

« Pour l’instant, ils refusent de remonter dans une voiture »

« La balle a été retrouvée dans mon coffre, où elle a fini après s’être écrasée sur la charnière du toit », a précisé le conducteur au quotidien. « Mes enfants sont dans le cocon familial. Mais pour l’instant, ils refusent de remonter dans une voiture. Et ils sursautent au moindre bruit » a-t-il ajouté, encore sous le choc.

« L’enquête en flagrance se poursuit. Le parquet suit de très près cette affaire très particulière et grave » a annoncé la procureure de la République Charlotte Beluet.