Gilets Jaunes à Paris : Samedi, la Gendarmerie avait équipé ses blindés d’une arme secrète.

par Y.C.
Capture vidéo (Twitter / @ClementLanot)

C’est une information qui n’a pas filtré avant l’événement, malgré la fuite de la note du dispositif opérationnel de la DSPAP vendredi dernier.

Mise à jour du 11/12 : Contrairement à ce qu’affirmait Marianne hier, le ministère de l’Intérieur contacté par France Info évoque la présence d’un « diffuseur lacrymogène […] plus puissant que les grenades » à bord des blindés, précisant que « c’est un équipement de base du VBRG [véhicule blindé à roues de la gendarmerie] ». Le ministère a affirmé que les blindés de la gendarmerie n’en ont pas fait usage samedi.

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Lors du IVème acte de la mobilisation des Gilets Jaunes à Paris, samedi 8 décembre, la Gendarmerie Nationale avait équipé ses véhicules blindés « VBRG » d’une arme secrète. Elle n’a, fort heureusement, pas été utilisée.

Un liquide incapacitant capable de « mettre les gens à terre »

« C’est dire si le pouvoir a peur » affirme le journal Marianne qui a révélé l’information ce lundi soir. Lors de la manifestation de samedi, certains blindés étaient équipés d’un liquide incapacitant, capable d’« arrêter net » une foule, « mettant les gens à terre, même avec des masques », affirme une source haut placée dans le dispositif policier, selon Marianne.

Mis en oeuvre sur décision politique

Le liquide n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours ». Il aurait pu neutraliser des assaillants sur une surface correspondante à « plusieurs terrains de football », à la suite d’une pulvérisation par un seul engin.
Il s’agit d’une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique, affirme Marianne, qui a contacté la Préfecture de Police de Paris. La « PP » a renvoyé les journalistes vers le Ministère de l’Intérieur.