Gilets jaunes : Des peines modestes et une relaxe au procès du saccage de l’Arc de Triomphe


(photos Twitter/DR)

Neuf personnes étaient jugées par le tribunal correctionnel de Paris ce jeudi, pour le procès du saccage de l’Arc de triomphe le 1er décembre 2018. Huit des prévenus ont été condamnés à de la prison avec sursis ou du travail d’intérêt général.

Huit personnes ont été reconnues coupables d’être entrées par effraction dans l’Arc de Triomphe lors de l’acte 3 des Gilets jaunes, le 1er décembre 2018. Le monument historique avait été pris d’assaut avant d’être saccagé. De nombreuses images avaient été diffusées et avaient choqué les Français.

Les principaux auteurs des « scènes apocalyptiques » décrites par le tribunal pendant l’audience n’ont jamais été identifiés rappelle Le Parisien. La peine la plus lourde – huit mois de prison avec sursis – a été prononcée à l’encontre d’un jeune homme de 18 ans. Il avait été filmé en train de briser une porte avec un extincteur.

Les autres ont été reconnus coupables de vols d’objets : des tours Eiffel et des Arc de Triomphe miniatures ainsi que des cartes postales. Ils ont écopé d’une amende de 100 euros. Ils devront tous effectuer 70 heures de travaux d’intérêt général.

Un ancien légionnaire relaxé

En outre, le tribunal a relaxé un homme, un ancien légionnaire âgé de 43 ans, proche de l’ultra-droite, qui était accusé d’avoir tagué le monument. « Je vous donne ma parole d’ancien légionnaire, ce n’est pas moi », a-t-il appuyé lors de l’audience. 15 mois de prison avec sursis avaient été requis à son encontre.

La plupart des prévenus n’avaient jamais été condamnés par la justice par le passé. Pour justifier leurs actes, certains ont évoqué « l’effet de groupe » ou « le feu de l’action ». Ils sont une minorité à s’être revendiqués du mouvement des Gilets jaunes détaille Le Monde.

412 interpellations

Au cours des violents affrontements avec la police qui s’étaient déroulés tout au long de cette journée, 412 personnes avaient été interpellées dont 378 placées en garde à vue. Ce jour là, un policier avait également été violemment frappé au sol par plusieurs individus tandis que des véhicules de police avaient été incendiés, dans le Ier et le VIIIe arrondissements.