🇫🇷 Groupe d’ultradroite AFO : 10 suspects soupçonnés de préparer des attaques contre des musulmans mis en examen.

par Y.C.
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Les 10 suspects interpellés ce week-end, des membres d’un groupe d’ultradroite, ont été mis en examen ce mercredi soir notamment pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Les autorités craignaient « un passage à l’acte violent ». 6 d’entre-eux ont été placés en détention provisoire.

Neuf hommes font partis des suspects, dont un retraité de la police nationale de 65 ans et sa femme. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu s’en prendre à des musulmans et des cibles liées à l’islam radical. Un ex-militaire ferait également parti des mis en cause.

Âgés de 32 à 69 ans, ils sont inconnus des services de justice. Ces derniers ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche en Corse, dans la Vienne, en Charente-Maritime et dans la région parisienne.

Les 10 suspects avaient été présentés à un juge d’instruction ce mercredi après-midi après avoir passé plus de 48 heures en garde à vue, la loi permettant jusqu’à 96 heures de privation de liberté en matière de terrorisme.

Le groupuscule des suspects, l’Action des forces opérationnelles (AFO), dont l’objectif est de « lutter contre le péril islamique ».

La section antiterroriste du parquet de Paris avait confié le 13 avril 2018 une enquête préliminaire à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). « Il est apparu que ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres et d’étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional », a précisé hier le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

Des armes et des composants pour explosifs

Les premiers éléments de l’enquête ont montré que l’AFO proposait à ses membres, des formations au combat et au secourisme notamment, ainsi que des stages de « survivalisme » explique Le Figaro.

Certains des membres avaient testé des explosifs et des grenades de confections artisanales. Ils cherchaient également à se procurer des armes.

L’une des perquisitions chez l’un des suspects dans les Yvelines, a permis de découvrir des éléments entrant dans la fabrication d’explosifs comme le TATP.

Trente-six armes, dont 31 détenues sans autorisation, et plusieurs milliers de cartouches de calibres divers, ont aussi été saisies.

Sur les dix suspects, 6 sont placés en détention provisoire, 4 ont été placés sous contrôle judiciaire.

Actu17.