🇩🇪 #Hambourg Sommet du G20 : près de 500 policiers blessés dans les violences.

Photo AFP

De nouveaux heurts ont éclaté dimanche matin, alors que les dirigeants du G20 avaient quitté la veille la métropole du nord de l’Allemagne. Des manifestants ont notamment incendié des véhicules, selon la police. Ils se sont regroupés après la clôture du sommet dans le quartier de Schanzen, bastion local de la gauche radicale, où avaient déjà eu lieu plusieurs affrontements depuis jeudi relate Le Point.

Armés de bouteilles et s’en prenant à des véhicules, auxquels ils ont mis le feu, les manifestants ont été repoussés par la police à coup de gaz lacrymogène et de canons à eau, annonce celle-ci sur Twitter.

Au total, 476 policiers ont été blessés depuis jeudi, parmi les plus de 20 000 qui étaient déployés, et 186 personnes ont été arrêtées, a annoncé le chef des opérations de la police de Hambourg, Hartmut Dudde, lors d’une conférence de presse dimanche. Le nombre des manifestants blessés n’était pas encore connu avec précision. Le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le maire de Hambourg, Olaf Scholz, ont rendu visite à l’hôpital à des policiers blessés dimanche matin.

Frank-Walter Steinmeier s’est dit « choqué et atterré » par « la volonté de destruction dont ont fait preuve les manifestants envers la police et des biens privés de citoyens ». « Nous devons nous demander, en tant que démocrates, si quelques protestataires violents peuvent empêcher des pays comme l’Allemagne d’organiser de telles réunions internationales », a déclaré le président allemand.

« La plus grande opération de police depuis la guerre »

Olaf Scholz a remercié les policiers « héroïques » et les habitants de Hambourg qui ont apporté des fleurs à l’hôpital militaire où de nombreux policiers ont été admis, promettant un dédommagement aux personnes dont des biens ont été vandalisés. Le maire de la ville-hôte a rejeté les critiques de certains manifestants pacifiques selon qui les policiers auraient été excessifs dans leur répression au cours de « la plus grande opération de police depuis la guerre » et appelé à « de longues peines de prison » pour les participants aux émeutes.

L’explosion de violence en marge du G20 a soulevé des questions sur la raison pour laquelle la chancelière Angela Merkel avait choisi Hambourg, bastion historique de la contestation violente contre l’État et fief de l’extrême gauche, comme lieu de rendez-vous pour ce sommet.

Au cours de la conférence de presse finale du G20, Angela Merkel avait fermement condamné ces violences, tout en défendant son choix : « Il n’est pas possible de décréter qu’à certains endroits on ne peut pas organiser un sommet », avait-elle jugé, rappelant qu’il avait déjà eu lieu par le passé à Londres ou à Cannes en France.

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