Haute-Savoie : Quiproquo chez les douaniers qui prennent de la farine pour de la cocaïne


Illustration. (Shutterstock)

Des douaniers pensaient avoir fait une saisie intéressante de cocaïne, mais ils ont été bernés par une coïncidence inattendue.

Le chien d’un service des douanes du Sud de la France, spécialisé dans la détection de stupéfiants, a marqué un colis postal lors d’un contrôle en centre de tri. Les fonctionnaires ont ouvert le colis en provenance d’Annecy (Haute-Savoie) et ont constaté qu’il contenait un sachet de 100 grammes de poudre blanche.

Les policiers vont chercher l’expéditeur à son domicile

Aucun doute pour les douaniers dont le chien a flairé de la drogue : il s’agit de cocaïne. Une procédure a été ouverte et transmise aux policiers d’Annecy pour qu’ils aillent visiter l’expéditeur du colis.

Prenant le relais des douaniers, les fonctionnaires de police locaux se sont rendus chez l’expéditeur pour l’interroger. Ce dernier leur a avoué avoir envoyé ce colis contenant de la drogue à un ami, mais tout en jurant qu’il s’agissait d’une petite quantité de cannabis et non de cocaïne.

Une boule antistress

Questionné sur la poudre blanche contenue dans le sachet en plastique, le jeune homme a expliqué qu’il s’agissait d’une boule antistress. L’objet avait été confectionné lors d’un atelier de travaux pratiques avec sa petite amie, avec un sac plastique et… de la farine, relate Le Dauphiné.


Vérification faite, il s’agissait effectivement de farine. L’information a été transmise aux douaniers à l’origine de la découverte. Ils avaient omis de procéder à un test chimique de détection de stupéfiants sur la poudre suspecte.

Le chien avait flairé du cannabis

Alors, pourquoi donc le chien spécialisé avait-il marqué le colis ? Il avait en fait flairé une barrette de résine de cannabis dissimulée dans le paquet, qui n’avait pas été découverte par les douaniers. Si le chien avait été doté de parole, peut-être aurait-il permis d’éviter ce quiproquo aux fonctionnaires.