Hauts-de-Seine : Un homme mis en examen pour avoir tué et découpé sa compagne


Illustration Actu17 ©

Le suspect avait fait croire à la disparition de sa compagne. Les restes du corps de la victime avaient été découverts dans un bois de Vernouillet (Yvelines). L’homme a finalement reconnu les faits, deux ans plus tard. Il dort désormais en prison.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles n’avaient que peu d’éléments au départ de cette enquête. Ils sont tout de même parvenus à identifier un suspect qui n’est autre que le compagnon de la victime, âgé de 67 ans raconte Le Parisien. Il a été interpellé ce mardi matin avant d’être mis en examen et placé en détention provisoire.

Ce dernier est accusé d’avoir tué sa compagne de 68 ans, Anne-Marie, le 22 août 2017, alors qu’ils se trouvaient à leur domicile situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). L’homme a ensuite découpé le cadavre de la victime avant d’incendier des restes dans un bois de Vernouillet (Yvelines).

Une promeneuse découvre des restes humains dans un bois

C’est une femme qui avait découvert les restes de la dépouille d’Anne-Marie, le 31 août 2017 vers 19h30. Près d’un arbre, elle avait retrouvé un crâne et une cage thoracique notamment, qui avaient été brûlés dans des pneus. Elle avait alors contacté immédiatement la police alors que trois jours plus tôt, elle avait déjà fait une macabre découverte, pensant qu’il s’agissait des restes d’un chien.

Les policiers avaient ouvert une enquête alors que dans un premier temps, la piste de la disparition de la petite Maëlys avait été évoquée. Les premières analyses avaient rapidement montré qu’il ne s’agissait pas de la petite fille tuée quelques jours plus tôt dans l’Isère.


La victime identifiée plusieurs mois plus tard grâce à son ADN

Deux foyers distincts avaient été identifiés par les enquêteurs et les restes étaient carbonisés, ne laissant que peu d’éléments biologiques exploitables pour les techniciens de la police. La zone étant connue pour ces feux l’été, l’auteur des faits avait clairement l’intention de ne pas attirer l’attention.

Plus tard, le rapport du médecin légiste avait montré qu’il s’agissait du cadavre d’une femme de petite taille. Son ADN était inconnu du fichier national des empreintes génétiques (FNAEG).

L’enquête s’est accélérée en juin dernier lorsque les policiers ont appris qu’il s’agissait de l’ADN d’Anne-Marie, une femme mesurant 1m50 âgée de 68 ans.

Des SMS de sa compagne pour appuyer son récit

Son compagnon, Philippe, avait signalé la disparition de sa compagne, expliquant qu’elle avait disparu sans laisser d’adresse alors qu’il était hospitalisé. Pourtant, un mois plus tôt, sur Facebook, la victime annonçait ses récentes fiançailles avec son compagnon, posant devant une Ferrari.

Pour brouiller les pistes, le suspect avait également montré des SMS aux enquêteurs afin de leur prouver qu’Anne-Marie était toujours en vie. Les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations et le compagnon de la victime a été interpellé ce mardi.

Il reconnait les faits

L’homme a avoué les faits au cours de sa garde à vue, évoquant une dispute durant laquelle la sexagénaire lui aurait sauté à la gorge, avant qu’il ne l’étrangle à mort. Il a par ailleurs indiqué avoir découpé le corps de sa compagne dans les jours qui ont suivis après avoir vidé le sang de la victime dans la baignoire du logement. Le suspect a expliqué qu’il avait ensuite brûlé des parties du corps avec des produits corrosifs, avant d’en incendier des restes à Vernouillet.

L’auteur présumé a évoqué une crise de sa compagne le jour du drame. « J’ai été surpris, j’étais affolé. (…) Après, cela a été la dégringolade. Je n’ai pas su gérer », a-t-il déclaré aux enquêteurs.