Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : la toiture contenait de l’amiante


L'usine Lubrizol de Rouen a été ravagée par un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi. (photo Sécurité civile)

Le toit de l’usine Lubrizol de Rouen contenait des plaques de fibrociment. Ces dernières sont composées d’amiante. Toute la toiture est partie en fumée, mais la préfecture se veut rassurante.

Les 8 000 mètres carrés de l’usine Lubrizol de Rouen étaient recouverts d’une toiture contenant du fibrociment, un matériau reconnu pour ses qualités isolantes mais qui contient de l’amiante rapporte France Bleu. Toute la toiture a été détruite par l’incendie.

Seuls les modèles de fibrociment sur le marché depuis une vingtaine d’années ne contiennent plus d’amiante.

« On connaît les dégâts sur l’organisme que cela occasionne. On souhaite que des études précises de la qualité de l’air soient réalisées. Il y a 8 000 mètres carrés de matière amiantée dans l’atmosphère. C’est énorme », a déclaré l’adjoint au maire EELV de Rouen, Jean-Michel Bérégovoy, à cette même radio.

« Dans l’air, il n’y a pas d’inquiétude à avoir », indique la préfecture

De son côté, la préfecture de Seine-Maritime a évoqué les résultats des mesures de pollution de l’air donnés hier. « Dans l’air, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, c’est tout à fait clair. Par contre, il y en a sur le site de l’usine et il va y avoir un travail de restauration très poussé à mener », a expliqué le préfet, Pierre-André Durand.


Huit habitants vont déposer plainte

L’inquiétude des habitants ne désemplit pas. Huit d’entre eux ont décidé de déposer plainte contre X avec constitution de partie civile, notamment pour « dommages corporels » et « manquement à l’obligation de sécurité », révèle RTL ce samedi matin.

« Il y a toujours cette odeur qui est assez persistante. Pour les personnes qui sont sensibles, cela peut provoquer des maux de tête. Quand vous vivez avec un nuage noir au-dessus de votre tête et que ça sent l’essence dans toute la ville, c’est une chape de plomb », a déclaré l’avocat des plaignants, Me Jonas Addad, interrogé par ce même média.