🇫🇷 Indre-et-Loire : Le Procureur invoque la légitime défense pour le gendarme qui a tué un homme muni d’une réplique d’arme.

par Y.C.
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Selon le Procureur de la République, le gendarme pouvait légitimement se sentir menacé.

Un gendarme avait tué un homme âgé de 49 ans, samedi 23 juin vers 1 heure du matin, alors que ce dernier le menaçait avec une réplique de pistolet Beretta. Pour le Procureur de la République de Tours, le militaire était bien en situation de légitime défense.

Une arme factice de bonne facture

« L’arme factice donne vraiment l’impression d’une vraie, d’autant qu’elle émet un bruit métallique. Donc dans la pénombre, quand un individu surexcité pointe ça vers vous, il y a de quoi légitimement craindre pour sa vie » selon le Magistrat, qui a tenu une conférence de presse ce lundi.

L’individu surexcité parlait de religion

Lorsque les deux gendarmes se sont présenté chez l’intéressé pour un tapage nocturne, ils se sont retrouvés face à un homme surexcité. Les militaires ont compris qu’il n’était pas dans un état normal.

Touché au bas-ventre

Le Procureur décrit : « L’individu est surexcité, il parle de religion, d’Allah Akbar et compagnie, manifestement des propos incohérents. La discussion s’engage tout de même pendant quelques minutes, puis l’intéressé leur annonce qu’il est au bout du rouleau et qu’il a une arme. Il recule de quelques pas, se penche et se relève en tenant quelque chose dans son dos. Très rapidement, il exhibe ce qui semble être une arme de type Beretta. Le gendarme dégaine et lui dit de poser son arme, de ne pas faire l’andouille, etc. Mais l’individu continue à avancer en manipulant la culasse de l’arme, qui semble avoir fait un clic métallique. On découvrira ensuite que c’est une arme factice, mais de très bonne facture. Le gendarme tire une première fois, sans toucher le mis en cause, qui continue à avancer. Sans possibilité de se reculer car il est coincé par une rembarde au bout du couloir, le gendarme tire une deuxième fois, et là, il l’atteint au bas-ventre ».

L’enquête confiée à l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale se poursuit, rapporte France Bleu.

Actu17.