🇫🇷 Inquiets pour l’avenir de leurs indemnités, les CRS ont lancé un mouvement de grogne d’ampleur nationale.

Illustration. (AFP)

Pour attirer l’attention sur leurs indemnités journalières d’absence temporaire (IJAT), une cinquantaine de policiers de la CRS 34 se sont fait porter « consultants » dans le but d’obtenir un arrêt de travail. Un mouvement de grogne qui prend désormais une ampleur nationale raconte Le Progrès.

Alors qu’ils devaient assurer la sécurité du feu d’artifice d’Annecy, cinquante fonctionnaires de la CRS 34 basée à Mably se sont fait porter consultants.

Ils se sont rendus, ce samedi, aux urgences de l’hôpital de Saint-Priest pour rencontrer le médecin contrôleur d’administration et obtenir des arrêts de travail. Une action destinée à soulever la question de l’indemnisation des CRS en déplacement qui fait débat depuis plusieurs années.

«Certes, l’indemnité passera de 39€ à 43,59€. En lui appliquant la CSG, on gardera nos 39€. Mais on n’a aucune assurance que le taux de la CSG ne soit pas revu à la hausse dans les prochaines années», explique un fonctionnaire.

Ce mouvement prend une ampleur nationale. Les compagnies de Chassieu (69), Châtel-Guyon (63), Montélimar (26), Mulhouse (68) sont aussi concernées.

Le mouvement fait suite à un entretien entre les représentants syndicaux et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb le 28 juillet dernier.

«Nous n’avons pas obtenu satisfaction, et il y a un mécontentement général sur la façon dont nous sommes traité par le ministère», explique David Michaux, secrétaire nationale de l’UNSA Police CRS, présent à la Réunion.

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