Interpellation filmée à Sevran : Le Directeur général de la police nationale refuse de suspendre le policier


La vidéo de l'interpellation d'un homme a été diffusée sur les réseaux sociaux. (capture écran)

La préfecture de police avait décidé de suspendre un policier après une interpellation filmée à Sevran (Seine-Saint-Denis) ce mercredi. Le Directeur général de la police nationale (DGPN) Eric Morvan, a refusé de signer cette suspension.

L’affaire a fait vivement réagir les syndicats de policiers. Un employé municipal a été interpellé à Sevran ce mercredi en fin de journée avenue Youri-Gagarin à Sevran. L’homme qui est un médiateur, s’est opposé à son arrestation et les policiers ont été contraints de faire usage d’un pistolet à impulsions électriques (Taser) pour le maîtriser.

L’interpellation de cet homme de 34 ans, Lamine Ba, a été filmée par un témoin et diffusée sur les réseaux sociaux, créant une polémique. Dès jeudi soir, la préfecture de police a réagi par l’intermédiaire d’un communiqué, indiquant que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie « afin d’établir les circonstances exactes de cette interpellation ». « Le préfet de Police Didier Lallement a ordonné la suspension immédiate du fonctionnaire de Police primo intervenant », pouvait-on lire dans ce communiqué.


Le DGPN s’oppose à la décision

Une décision qu’Eric Morvan, le Directeur général de la police nationale (DGPN) a refusé de signer apprend-on de sources policières ce vendredi matin. Le policier ne sera donc pas suspendu. Le fonctionnaire avait appris cette sanction à son encontre par l’intermédiaire des réseaux sociaux ce jeudi soir alors qu’il est en arrêt maladie.

Ce jeudi soir, une soixantaine de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat d’Aulnay-sous-Bois en soutien au policier sanctionné.

Les syndicats de police ont rapidement réagi

Après la décision de la préfecture de police de suspendre le policier, le syndicat Alliance Police Nationale a appelé ce vendredi matin les policiers de Seine-Saint-Denis « à ne répondre qu’aux appels d’urgence », jusqu’au 2 octobre, date de « la marche de la colère ».

De son côté, le syndicat Unité SGP-FO avait lancé une opération « commissariats morts sur le 93 », jusqu’à la réintégration du fonctionnaire suspendu.