🇫🇷 #Isère Un groupe féministe revendique l’incendie de la gendarmerie de Meylan.

par Y.C.
Photo Gendarmerie Nationale

Un incendie criminel avait visé la gendarmerie de Meylan en Isère, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Les gendarmes et leurs familles avaient dû être évacués durant l’intervention des pompiers.

● Le message de revendication a été posté sur internet, sur une plateforme proche des milieux libertaires et anticapitalistes explique Le Dauphiné Libéré ce mercredi ; ce même site internet où la revendication de l’incendie des locaux de la gendarmerie de Grenoble, le 21 septembre avait été mis en ligne.

● Un groupe de femmes a revendiqué ce nouvel incendie criminel qui avait visé les véhicules privés des gendarmes. Ces dernières expliquent « lutter contre le sexisme » et « contre le genre » et justifient leur action par une « envie de revanche ».

«Nous ne voulons pas rester dans la position de victimes dans laquelle la société voudrait nous placer en nous reconnaissant comme meufs» ajoutent-elles.

« Pour faire une blague aux pompiers, nous avons cadenassé l’accès voiture de la gendarmerie »

● Dans ce communiqué, le groupe de femmes rend aussi hommage « aux deux personnes incarcérées de l’affaire de la voiture de flics » (à Paris en mai 2016).

Le groupe a reconnu avoir cadenassé le portail de la gendarmerie pour freiner l’intervention des pompiers : « On prépare nos revanches pour toutes les fois où on s’est découragées en se persuadant que l’on n’était pas capables (…) Nous avons concrétisé cette revanche en nous organisant pour attaquer la gendarmerie de Meylan. Pour assurer notre attaque (et pour faire une blague aux pompiers) nous avons cadenassé l’accès voiture de la gendarmerie. »

● Ces dernières précisent aussi avoir utilisé dix litres d’essence. « Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu’on avait envie de s’attaquer à «leurs biens personnels (plutôt) qu’à leurs outils de travail », ajoutent-elles.

Photo Gendarmerie Nationale

« Si derrière l’uniforme il y a un humain, c’est à lui que nous avons cherché à nuire »

« Nous avons ciblé les voitures privées des flics (…) parce qu’on avait envie de s’attaquer plutôt aux individus qui portent l’uniforme qu’à leur fonction, plutôt à leurs bien personnels qu’à leurs outils de travail. Nous pensons que les rôles existent parce qu’il y a des personnes pour les remplir. Si derrière l’uniforme il y a un humain, c’est à lui que nous avons cherché à nuire » précise le récit cité par Le Dauphiné Libéré.

● L’incendie dans l’enceinte de la gendarmerie de Meylan a détruit quatre voitures et un scooter, avant de se propager au bâtiment d’habitations se trouvant à proximité, entraînant l’évacuation rapide des gendarmes et leurs familles.

« On n’est pas passé loin d’un drame » avait affirmé le Procureur de la République de Grenoble, « nous aurions pu avoir des blessés, voire des morts ».

Actu17.