🇮🇱 #Jérusalem 2 policiers israéliens tués et un autre blessé dans une attaque à l’arme à feu.

Haiel Sitawe, 30 ans, et Kamil Shnaan, 22 ans sont les deux policiers tués aujourd'hui à Jerusalem. (photo Police)

Trois Palestiniens ont ouvert le feu avant d’être abattus à proximité du lieu saint de l’esplanade des Mosquées, qui concentre les tensions relate Le Monde.

L’événement est d’une extrême gravité en raison du lieu où il s’est déroulé. Deux policiers israéliens ont été tués par balles et un autre blessé dans une attaque commise tôt le matin, vendredi 14 juillet, par trois Arabes israéliens près de la porte des Lions, à l’entrée est de la vieille ville de Jérusalem.

Les assaillants ont ensuite pris la fuite vers l’esplanade des Mosquées (mont du Temple pour les juifs), située à quelques mètres de là, où ils ont été poursuivis et abattus.

Originaires de la ville d’Umm Al-Fahm, dans le nord d’Israël, les auteurs de l’attaque avaient 19 et 29 ans et n’avaient pas de passé criminel, selon le Shin Bet (service de sécurité intérieur), cité par le quotidien Haaretz. Les deux policiers morts, eux, étaient membres de la communauté druze. L’un d’eux était le fils d’un ancien député à la Knesset.

Mais les conséquences de cette attaque sont imprévisibles. « Les lignes rouges ont été franchies », a estimé le ministre de la sécurité intérieure, Gilad Erdan, qui appelle à une révision des mesures sécuritaires autour du site. En réponse, les autorités israéliennes ont pris une décision exceptionnelle en fermant tous les accès à l’esplanade, après l’avoir évacuée. La vieille ville dans son ensemble est bouclée.

La prière du vendredi ne pourra avoir lieu comme à l’accoutumée, pour les croyants, une mesure d’une forte portée symbolique pour les Palestiniens. « Le gouvernement pense que cela aura un effet dissuasif, que le prix à payer pour l’attaque est si élevé qu’il en empêchera d’autres, explique Ofer Zalzberg, analyste à International Crisis Group. Je pense qu’il a tort et que ça va accroître l’hostilité. Cette mesure sera interprétée comme une punition collective. »

Calme fragile

Un pistolet et deux armes automatiques ont été retrouvés. Des documents d’identité appartenant à des Arabes israéliens sont en cours d’authentification. Dans une vidéo, on distingue l’un des assaillants à terre sur le parvis de l’esplanade, qui se relève soudain pour fuir, avant d’être abattu alors qu’il est entouré par plusieurs policiers armés. Il reste à déterminer à quel endroit les deux autres ont été touchés.

Il ne s’agit pas d’un simple détail, aux yeux des croyants. « La situation est très compliquée, nous sommes en train de vérifier cela », explique au Monde le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Les forces de l’ordre israéliennes ont pour doctrine de ne pas utiliser d’armes à feu sur l’esplanade des Mosquées, sauf cas exceptionnel et mise en danger de la vie de civils ou de leurs fonctionnaires.

Le lieu saint, qui concentre les tensions, est surveillé avec une attention incomparable. Les deux dernières années ont été marquées par un calme fragile sur place, résultat d’un accord conclu entre le gouvernement israélien et le roi Abdallah II de Jordanie, destiné à préserver le statu quo historique.

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