Jeune femme tuée à Alençon : son ex-compagnon en garde à vue, il affirme avoir fait «une bêtise»


Le commissariat d'Alençon. (Google view)

L’ex-compagnon de la jeune femme tuée à son domicile à Alençon (Orne) s’est présenté au commissariat tôt ce samedi matin. Il a affirmé aux policiers avoir fait « une bêtise » et se trouve en garde à vue.

L’enquête sur le meurtre de Laura Tavares, 21 ans, a connu un rebondissement samedi matin rapporte Ouest-France. Les policiers tiennent vraisemblablement le tueur qui s’est présenté à eux aux aurores. « J’ai fait une bêtise mais elle n’a pas souffert », a lâché aux fonctionnaires, le suspect lui aussi âgé de 21 ans, qui est l’ex-petit ami de la défunte. Il est venu au commissariat avec sa mère, avant d’être placé en garde à vue.

Les deux armes du crime, un couteau et un marteau, n’ont pas encore été retrouvées a indiqué le procureur de la République d’Alençon, François Coudert. Le mis en cause « a indiqué s’en être débarrassé », a ajouté le magistrat au quotidien régional.

En outre, le tueur présumé n’a à ce stade pas expliqué les circonstances du meurtre ni le déroulement des faits. La jeune femme présentait notamment des fractures au niveau du crâne et des plaies à l’arme blanche. Son autopsie aura lieu ce lundi et permettra d’en savoir plus.

Séparés en mars 2020

La victime et le mis en cause ont été en couple durant quatre à cinq années et s’étaient séparés en mars 2020. Laura Tavares n’avait jamais déposé plainte contre son compagnon. Toutefois, l’une des connaissances de la victime interrogée par nos confrères a déclaré qu’elle s’était déjà plaint du fait que son petit copain était violent et « qu’elle ne voulait pas rentrer chez elle le soir ».

Le jeune homme n’avait jusqu’ici jamais été condamné par la justice. Il doit être présenté à un juge à l’issue de sa garde à vue, et devrait être mis en examen. Les enquêteurs devront déterminer si le meurtre a été prémédité. Si tel est le cas, le tueur présumé risque la prison à perpétuité.

Laura Tavares a été retrouvée morte dans son appartement d’Alençon ce vendredi matin, par la patronne du salon de coiffure où elle était apprentie et l’une de ses collègues. Elle n’était pas retournée au travail après sa pause déjeuner la veille.