La Courneuve : 8 mineurs interpellés pour une trentaine de vols ultra-violents


L'une des violentes agressions s'est produite à la sortie du RER à La Courneuve. (capture écran Google)

Huit adolescents âgés de 16 à 17 ans ont été déférés devant un juge des enfants ce jeudi. Ils sont accusés d’avoir commis pas moins de 28 vols avec violences en quelques mois dans le secteur de La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

C’est une longue série d’agressions ultra-violentes qui est reprochée à ces huit mineurs. Des faits qui se sont produits entre le mois d’octobre dernier et le mois de février. Leurs cibles : des jeunes, des femmes ainsi que des personnes âgées explique une source policière au journal Le Parisien. « Au début, c’était des coups de pied, de poing, puis de barre de fer ».

Poignardé trois fois pour son téléphone et ses baskets

Les policiers de La Courneuve ont ouvert une enquête et ont commencé à travailler sur ce groupe d’agresseurs le 6 décembre dernier. Ce jour-là, un homme a été poignardé à trois reprises pour son téléphone et ses baskets, alors qu’il sortait du RER B à la gare de La Courneuve. Les auteurs étaient une quinzaine.

La victime a déposé plainte et les enquêteurs ont pu s’appuyer sur les vidéosurveillances pour identifier les auteurs de cette agression particulièrement violente. Quatre suspects déjà connus des services de police ont été identifiés. Plusieurs autres vol avec violences ont alors pu être attribués à ces adolescents et les investigations se sont poursuivies.

Des agressions au moins deux à trois fois par semaine

Les agressions ont continué durant les semaines suivantes, dans le secteur de la cité des 4000, dans le centre-ville mais aussi à proximité de la station de tramway « six routes » raconte le quotidien. Au moins deux à trois faits similaires par semaine ont été constatés selon cette même source.


Les huit suspects ont été interpellés ce mercredi, l’un en flagrant délit alors qu’il venait de commettre une énième agression, les autres en pleine rue. Ils ont été placés en garde à vue. Les perquisitions au domicile de chacun des mis en cause n’ont pas permis de découvrir l’ensemble des biens dérobés, qui ont très probablement été vendus.

En outre, les policiers les soupçonnent d’être responsable du passage à tabac d’un homme qui leur avait demandé de sortir du hall d’un immeuble car ils faisaient trop de bruit. La victime avait été retrouvée en sang.

« Un besoin de sous »

Durant les auditions, l’un des mis en cause a affirmé avoir agi par « un besoin de sous ». Les huit mineurs ont été déférés ce jeudi devant un juge des enfants qui va décider des suites à donner. Au total, 28 faits sont reprochés aux mis en cause.