🇫🇷 La famille du djihadiste français Salim Benghalem, annonce sa mort.

par Y.C.

Salim Benghalem, considéré comme une figure du djihadisme français, serait mort en Syrie lors d’un bombardement du régime, en novembre 2017.

C’est une « personne de confiance » se trouvant sur place qui l’a annoncé à sa famille, en joignant une photo. L’homme est considéré comme le commanditaire des attentats de Paris de janvier 2015 et est soupçonné d’avoir un lien avec les terroristes du 13 novembre.

Selon franceinfo qui révèle cette information, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) possède également une note qui indique que le djihadiste est mort.

Les services de renseignement restent toutefois prudents étant donné qu’ils n’ont pour l’heure, pas été en capacité d’obtenir des éléments matériels prouvant le décès.

En septembre 2014, Salim Benghalem, âgé de 38 ans, avait été inscrit sur une liste des cadres de l’EI, par les États-Unis. L’homme est soupçonné d’avoir été, avec Medhi Nemouche, le présumé tueur du musée juif de Bruxelles, un geôlier des quatre journalistes français, qui avaient été libérés en avril 2014 après dix mois de captivité en Syrie, aux mains de l’EI.

En janvier 2016, le djihadiste avait été condamné en son absence, à 15 ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris, pour l’acheminement de plusieurs Français en Syrie. Une filière qui avait été démantelé en novembre 2013.

Proche des frères Kouachi

Salim Benghalem s’est radicalisé durant son incarcération à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), de 2002 à 2008, pour une affaire de meurtre. Il a ensuite fait parti de cette filière d’acheminement dites « des Buttes-Chaumont », tout comme les frères Kouachi.

Le djihadiste français pourrait être l’un des commanditaires des attentats du 13 novembre si l’on en croit les enquêteurs du Terrorism Research and Analysis Consortium.

La France ne confirme pas sa mort

Ni le ministère des Affaires étrangères, ni celui de l’Intérieur n’ont confirmé la mort de Salim Benghalem. L’homme avait été ciblé par un bombardement français à Raqqa en octobre 2015, mais avait repris contact avec sa famille pour leur annoncer qu’il avait survécu explique franceinfo.

Plusieurs autres djihadistes avaient été annoncés mort par le passé, alors qu’il n’en était rien. Notamment Omar le Tchétchène, le « ministre de la guerre » de l’EI, ou même Abdelhamid Abaaoud, le tueur du 13 novembre, soupçonné d’avoir également organisé en grande partie les attaques de Paris.

Actu17.